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Un coup de pouce aux proches aidants

Un proche aidant tient la main de sa conjointe

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Radio-Canada

Certains proches aidants auront désormais droit à des prestations d'assurance-emploi grâce à l'assouplissement des règles par le gouvernement fédéral.

Il s’agit de prestations d’assurance-emploi qui atteignent 55 % du salaire du proche aidant pendant 15 semaines, mais encore faut-il être admissible et vouloir recourir à cette mesure.

Ce qu’on entend beaucoup de la part des proches aidants, c’est qu’ils ressentent des craintes et même des fois de la culpabilité à approcher leur employeur et à leur demander du temps personnel.

Marie-Hélène Grenier, chef des communications, L’Appui pour les proches aidants d’aînés

Il est vrai que des absences prolongées sont susceptibles de causer un casse-tête à certains employeurs, particulièrement dans les petites entreprises. La bonification du régime d’assurance-emploi entraîne aussi des coûts importants.

Les gens ne savent pas, mais la contribution n’est pas égale entre les employeurs et les employés. C’est la contribution de l’employeur à 60 % et celle de l’employé à 40 %. Plus on va chercher à bonifier le régime d’assurance-emploi, plus les employeurs vont être légitimés de demander au gouvernement que ce soit au moins partagé 50/50.

Yves-Thomas Dorval, président-directeur général, Conseil du patronat du Québec

Tous s’entendent pour dire que la situation s’accentue avec le vieillissement de la population et qu’il faut en faire plus pour les proches aidants qui contribuent à désengorger le système de santé.

80 % de l’aide est offerte par les proches aidants, 20 % par le milieu médical.

Guillaume Joseph, directeur général adjoint, L’Appui pour les proches aidants d’aînés

Les nouvelles mesures du gouvernement fédéral ne s’appliquent automatiquement qu'à ses employés, soit 6 % des travailleurs canadiens. Pour les autres, les dispositions en matière de congé sont appliquées par les provinces et les territoires.

Au Québec, ce sont les normes du travail qui constituent le minimum à respecter par l’employeur et elles protègent l’emploi lors d’un congé seulement si le travailleur est parent d’un enfant malade. Les proches aidants demandent une révision de cette loi pour y intégrer un statut légal à leur égard.

Selon l’organisme L’Appui, 24 % de la population québécoise adulte, soit 1,5 million de personnes, est considérée comme proche aidante d’aînés.

D'après le reportage de Sébastien Desrosiers

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