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Une étude pour 2020 sur le troisième lien

Les ponts de Québec et Pierre-Laporte.
Une étude permettra de connaître les besoins de la région en matière de circulation. Photo: Radio-Canada / Sébastien Vachon
Radio-Canada

Le gouvernement du Québec lance un appel d'offres afin de réaliser une étude préliminaire sur un troisième lien routier reliant les villes de Québec et de Lévis.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Cette étude, qui devra être réalisée pour 2020, permettra de connaître les besoins de la région en matière de circulation et les solutions pour réduire la congestion routière sur l'ensemble du territoire.

La zone qui sera analysée pendant plusieurs mois ira de Saint-Augustin-de-Desmaures à l'île d'Orléans.

Ces travaux permettront notamment de déterminer à quel endroit un éventuel troisième lien pourrait être aménagé afin de répondre aux besoins de circulation de la région de Québec.

Quand le gouvernement aura à se prononcer sur le projet, en décembre 2020, il aura donc en main toutes les données nécessaires pour prendre une décision éclairée.

« On aura tous les détails sur les coûts et les échéanciers », affirme Stéphane Dallaire, directeur du bureau de projet du troisième lien.

Depuis la mise en place du bureau, plus d'une trentaine de personnes ont travaillé sur la préparation des plans et devis.

L'ensemble des travaux visant à présenter un dossier d'opportunité au gouvernement dureront trois ans. Non seulement le bureau de projet tiendra compte des besoins actuels en matière de circulation, mais il fera aussi une projection des besoins sur une trentaine d'années.

Les ministres libéraux lors de l'annonce, accompagnés des maires de Québec et de LévisLe gouvernement annonce l'appel d'offres pour réaliser l'étude préliminaire pour le 3e lien entre Québec et Lévis Photo : Radio-Canada / Camille Simard

D'autres solutions à court et moyen terme

La ministre déléguée des Transports, Véronyque Tremblay, a indiqué que son gouvernement est prêt à mettre en oeuvre des solutions à court et moyen terme pour améliorer la fluidité de la circulation dans la région de Québec.

« On ne va pas attendre 10 ans avant de bouger. Toute solution qui va nous démontrer que ça peut améliorer la fluidité à court et moyen terme, on va faire notre possible pour les appliquer. »

Une vision différente pour Labeaume et Lehouillier

Encore une fois, les maires de Québec et Lévis ont des visions différentes quant à l'importance de doter la région d'un 3e lien.

Le maire de Québec Régis Labeaume en point de presseLe maire de Québec Régis Labeaume Photo : Radio-Canada

Régis Labeaume attend de voir les résultats de l'étude préliminaire avant de se réjouir et d'embarquer dans le projet.

On va appuyer le 3e lien si on nous fait la preuve qu'il y a un gain net, très net, pour les "payeurs de taxes" de la ville de Québec.

Régis Labeaume, maire de Québec

L'enthousiasme du maire de Lévis est plus marqué. « La congestion routière est la priorité numéro un à Lévis. Le 3e lien est incontournable pour assurer la mobilité sur notre territoire », a fait valoir Gilles Lehouillier.

Régis Labeaume dit avoir de sérieuses préoccupations si le projet se concrétise dans l'est, le scénario préconisé par Gilles Lehouillier, en raison du trafic qui risque d'augmenter dans ce secteur de Québec. Si c'est l'option retenue, il souhaite que des solutions soient misent de l'avant pour contrebalancer l'augmentation de circulation.

M. Labeaume compte d'ailleurs adresser une série de questions à ce sujet aux spécialistes du bureau de projet sur cet enjeu. Cela dit, il se réjouit du fait que ce sera au tour des spécialistes à se pencher sur les tenants et les aboutissants du 3e lien.

« J'ai hâte que les pros nous donnent l'heure juste. On a besoin d'avoir les réponses techniques, scientifiques, financières des pros, au-delà des politiciens », a déclaré Régis Labeaume.

Le député de La Peltrie, Éric Caire, dénonce la lenteur des libéraux dans le dossier du 3e lien.Le député de La Peltrie, Éric Caire, dénonce la lenteur des libéraux dans le dossier du 3e lien. Photo : Radio-Canada

La CAQ dénonce la lenteur du processus

La Coalition avenir Québec accuse le gouvernement libéral de s'être traîné les pieds dans le dossier. La CAQ souligne avoir appuyé le projet depuis 2014 et estime que le gouvernement a tout fait pour faire avorter le projet au cours des dernières années.

Si le gouvernement en 2014 avait été la CAQ, les études dont on parle aujourd'hui seraient sur la table.

Éric Caire, député La Peltrie, CAQ


En point de presse, les députés caquistes Éric Caire et François Paradis ont tenu à rappeler que les libéraux ont rejeté du revers de la main la construction d'un tunnel entre les deux rives. Une étude avait évalué le projet à 4 millards de dollars.

Du « gaspillage » de fonds publics, disent les environnementalistes

Le Conseil régional de l'environnement de la Capitale nationale (CRE) a réitéré son opposition au projet de 3e lien.

Ça demeure 20,5 millions de gaspillage de fonds publics.

Alexandre Turgeon, directeur Conseil régional de l'environnement de la Capitale nationale (CRE)

Le directeur du CRE s'insurge du fait que le gouvernement aille de l'avant avec une étude préliminaire, alors que les problèmes de circulation ne sont même pas réels, selon lui. « Les gens de la rive sud n'ont pas le monopole des problèmes de congestion à Québec. C'est assez insignifiant le nombre de gens qui arrivent de la rive sud sur la rive nord. C'est 18 000 véhicules seulement. »

Chez Accès Transports viables, le directeur général, Étienne Grandmont, se questionne sur l'objectivité du processus. « Est-ce qu'à la fin du processus, si jamais c'est non, il n'y a pas de recommandations positives pour construire un 3e lien, est-ce que le gouvernement va aller de l'avant? »

M. Grandmont soutient que le processus ne devrait pas être politisé. « Pourquoi ça se décide toujours en marge des campagnes électorales? On ne peut pas fonctionner comme ça, les conséquences sont trop importantes », s'inquiète le directeur général de l'organisme.

Étapes à réaliser d’ici 2020 :

  • décembre 2017 : appel d’offres pour l’attribution d’un contrat de services professionnels pour la réalisation de l’étude d’opportunité;
  • début 2018 : choix du prestataire de services et démarrage de l’étude d’opportunité;
  • été 2020 : fin de l’étude d’opportunité;
  • fin 2020 : dépôt du dossier d’opportunité.

Avec les informations de Nicolas Vigneault

À lire aussi : 3e lien Québec-Lévis : les libéraux réitèrent leur promesse

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