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Fécondation in vitro : des obstacles supplémentaires pour les couples en région

Le petit Étienne Giguère, 6 mois, fait le bonheur de ses parents.

Le petit Étienne Giguère, 6 mois, fait le bonheur de ses parents.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les couples infertiles qui souhaitent avoir recours à la fécondation in vitro doivent dépenser des milliers de dollars pour avoir accès à ces traitements, et les coûts grimpent en flèche pour ceux qui vivent dans les régions éloignées.

Un texte d'Ariane Perron Langlois

L'Association infertilité Québec estime que les couples de la province doivent débourser entre 8000 et 15 000 $ pour recevoir des traitements de fécondation in vitro.

Or, la présidente de l'organisme, Céline Braun, remarque que les frais sont encore plus importants pour les couples qui vivent loin de Montréal ou de Québec, où se trouvent les cliniques qui offrent la fécondation in vitro. Ces couples doivent se déplacer fréquemment vers les grands centres, en plus de devoir s’y loger pendant la durée des traitements.

Ça engendre des frais de déplacement, des frais d’essence, d’hébergement. C’est sûr que ces gens-là vont devoir réfléchir 15 fois avant de se lancer là-dedans.

Une citation de : Céline Braun, présidente de l’Association infertilité Québec

Impact de l’abolition de la gratuité

Caroline Tremblay et Jean-François Giguère ont vécu de multiples allers-retours entre Rimouski et Montréal avant la naissance, en 2014, de leur fille Lily-Anne. La petite a vu le jour grâce à la fécondation in vitro, à l’époque où cette intervention était payée par le gouvernement provincial.

« C’est assez difficile, c’est toujours de calculer les cycles, toujours être stand by avec l’employeur, avec la clinique. Ça demande beaucoup de temps et d’investissements », souligne Mme Tremblay.

Jean-François Giguère et Caroline Tremblay avaient dû renoncer à la fécondation in vitro pour avoir un deuxième enfant. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-François Giguère et Caroline Tremblay avaient dû renoncer à la fécondation in vitro pour avoir un deuxième enfant.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Les choses se sont corsées lorsque le couple a voulu un deuxième enfant, parce qu'entre-temps le gouvernement libéral a aboli le programme de procréation assistée. Les deux Rimouskois n’avaient donc plus les moyens de recourir à la fécondation in vitro.

C’était 3000 $ pour un transfert d’embryons. Pour nous autres, financièrement, c'était une charge importante. On ne vit pas dans l'opulence ici, on est une famille de la classe moyenne.

Une citation de : Jean-François Giguère

La chance a finalement souri à Caroline Tremblay et Jean-François Giguère, qui ont donné naissance au petit Étienne en mai, après des traitements hormonaux encore couverts par le régime public.

Ils se considèrent comme chanceux d’avoir une famille, et aimeraient voir le retour du programme de procréation assistée, avec certaines balises, pour que d’autres couples puissent connaître un bonheur comme le leur.

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