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Les jeunes adultes handicapés de Baie-Comeau tendent la main

Mathieu Deschênes participe régulièrement aux activités offertes par MAVIE.

Mathieu Deschênes participe régulièrement aux activités offertes par MAVIE.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Si la vie de Mathieu Deschênes s'approche de plus en plus de celle des jeunes adultes de son âge, c'est grâce à l'organisme communautaire MAVIE. Cette qualité de vie inespérée pourrait par contre s'envoler en fumée d'ici quelques mois si le projet ne trouve pas de financement.

Un texte de Léa Beauchesne d’après les informations de Marlène Joseph-Blais

« Il ne faisait pas beaucoup, beaucoup de choses. » Lyne Simard se rappelle très bien de quoi avait l’air le quotidien de son fils atteint de trisomie 21 avant qu’il ne participe aux activités offertes par le projet MAVIE.

Il faisait deux avant-midis par semaine au Nettoyage Express, qu'il a continué de faire aussi. C'est un petit travail qu'il a, mais, outre ça, il était toujours à la maison, devant le téléviseur.

Lyne Simard, mère de Mathieu Deschênes

Le jeune homme avait l’habitude de passer de longs moments seul à la maison puisque ses deux parents doivent travailler à temps plein.

Les parents de Mathieu deviennent émotifs lorsqu’ils imaginent la disparition de cet organisme devenu un phare dans la vie de leur fils. Son père Jules Deschênes espère de tout cœur que MAVIE pourra poursuivre sa mission. « C'est de l'accomplissement pour ces jeunes-là. C'est un beau programme. Ils font plein de choses. »

Les parents de Mathieu Deschênes, Jules Deschênes et Lyne SimardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les parents de Mathieu Deschênes, Jules Deschênes et Lyne Simard

Photo : Radio-Canada

L'organisme a justement ouvert ses portes au grand public dimanche pour permettre à la population de mieux connaître le projet.

Un total de onze jeunes handicapés entre 21 à 35 ans participe aux activités de l'organisme. La coordonnatrice Annie Boisseau explique que ces rencontres permettent de les outiller pour leur vie d’adulte.

« Vraiment les aider à devenir plus autonomes, à prendre leur place, à voir c'est quoi les services que Baie-Comeau offre. Qu'ils aillent à la microbrasserie, qu'on sorte faire du magasinage, qu'ils soient capables de faire des petites recettes de cuisine! »

La coordonnatrice de MAVIE, Annie BoisseauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La coordonnatrice de MAVIE, Annie Boisseau

Photo : Radio-Canada

La mère de Mathieu constate que toute la communauté de Baie-Comeau apprend ainsi à inclure davantage ces jeunes adultes.

Ils se sentent beaucoup valorisés et intégrés, puis de plus en plus acceptés aussi parce que les gens voient leur différence, mais ils voient qu'ils sont capables de faire des choses à leur rythme à eux.

Lyne Simard croise maintenant les doigts pour que l’organisme puisse poursuivre ses activités.

Le projet MAVIE a un budget annuel de 100 000 $, mais aucun financement récurrent. Annie Boisseau cogne à toutes les portes, remplit toutes les demandes de subvention et cherche toujours des partenaires, mais elle aimerait pouvoir passer plus de temps avec ses 11 protégés.

« Si je pouvais y consacrer moins de temps, j'accueillerais plus de jeunes. On pourrait faire plus de choses. Mais là, notre contexte actuel, on se bat à tous les jours. »

Mes sous sont attachés jusqu'à avril 2018. Après ça, on ne sait pas.

Annie Boisseau, coordonnatrice du projet MAVIE

Cette année, Centraide a pour la première fois financé le projet en lui donnant 35 000 $.

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