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Churchill veut garder ses ours polaires

Ours polaires dans le Grand Nord, au Nunavut

Deux oursons orphelins risquent d'être transférés au zoo de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux oursons polaires orphelins sont en attente d'un vol depuis Churchill vers le zoo de Winnipeg mais plusieurs personnalités de la communauté nordique s'élèvent contre leur transfert et affirment qu'il est temps de laisser les ours là où ils sont nés.

Les agents de conservations de la faune du Manitoba ont deux oursons qui se trouvent dans la prison pour ours polaire de Churchill et envisagent de les envoyer à Winnipeg.

Le maire de la ville située sur la côte de la baie d’Hudson, Mike Spence, dit qu’en comptant ces deux oursons, il y a eu probablement neuf ours qui ont été envoyés à Winnipeg au cours des quatre dernières années. Il trouve que c’est bien trop.

« Envoyer les oursons orphelins au zoo de Winnipeg n’est pas une option, dit-il. On l’a entendu de façon très claire de la part de la communauté. »

Il ajoute qu’il a parlé directement avec la ministre du Développement durable, Rochelle Squires, plus tôt cette semaine pour demander un peu de temps afin de réfléchir à des options pour les oursons.

Des colliers pour les surveiller

Le maire de Churchill suggère de peut-être les relâcher sur la glace avec des colliers permettant de les suivre et, ainsi, les chercheurs pourront voir s’ils survivent.

Il y a eu 351 rencontres entre des humains et des ours polaires à Churchill l'année dernière, un record pour la communauté, et 65 ours ont dû être tranquillisés avant d'être relâchés dans la nature.

Ces petits ne survivraient pas seuls

Le président de Frontiers North Adventures, John Gunter, est plus partagé. Il sait que les petits ours auraient peu de chance de survie dans la nature.

Le professeur en biologie à l’Université de l’Alberta Andrew Derocher a effectué des recherches sur les ours polaires au printemps dernier dans la baie d’Hudson et a été l’un des nombreux biologistes consultés par le gouvernement manitobain pour savoir quoi faire des oursons orphelins.

« Le consensus était que ces petits ne survivraient pas seuls, mais cela soulève toujours la question de savoir si vous voulez interférer avec des animaux qui périraient d'eux-mêmes ou si vous voulez intervenir et les déplacer dans un établissement en état de captivité? », dit-il

Il ajoute que les deux ours en prison à Churchill ont probablement moins de 5 % de chances de survie s'ils sont libérés.

Il s’agit finalement plus d’une discussion éthique que scientifique, conclut-il.

Avec les informations de CBC

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