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Université de Moncton : bibliothécaires et professeurs réclament un changement rapide s’il faut un nouveau recteur

Raymond Théberge

Justin Trudeau a proposé officiellement Raymond Théberge comme commissaire aux langues officielles. Entre-temps, M. Théberge est toujours recteur de l'Université de Moncton (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le recteur de l'Université de Moncton, Raymond Théberge, devra quitter ses fonctions s'il devient le nouveau commissaire aux langues officielles à Ottawa, et dans ce cas, l'Association des bibliothécaires et des professeurs souhaite une transition rapide.

« Très, très important, parce qu’il y a des choses qui sont en marche et ces choses là, il faut les adresser de façon propre », affirme Étienne Dako, président de l’Association.

Étienne Dako voit en Raymond Théberge un administrateur d'expérience. Il comprend qu'Ottawa s'intéresse à lui comme possible commissaire aux langues officielles.

Mais si M. Théberge quitte l'Université de Moncton, son remplaçant aura du pain sur la planche. « Il va falloir qu'il soit fort et solide, car les défis sont énormes », affirme M. Dako.

Il cite les enjeux du recrutement d’étudiants et, surtout, du financement de l'institution.

« il faudra que le nouveau recteur mette la main à la pâte pour créer son réseau. Ça va peut-être prendre une année, deux ans, peut-être trois ans? C'est cette partie-là qui est un peu inquiétante », explique Étienne Dako.

Étienne Dako en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«S'il y a un changement au rectorat, il faut qu'on soit très vigilants», affirme Étienne Dako, président de l’Association des bibliothécaires et des professeurs de l'Université de Moncton.

Photo : Radio-Canada

Le possible changement au rectorat préoccupe moins les étudiants, qui voient là une occasion de renouveau.

« Quelqu'un avec une vision de transparence, d'imputabilité, de jeunesse et même de diversité », souhaite Tristian Gaudet, président de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton.

Le représentant des étudiants internationaux, Samuel Jordan Nganga, reconnaît qu'un départ précipité du recteur pourrait toutefois être synonyme d'instabilité, car une relation de confiance s'était établie avec les années.

« Mais si c'est une autre personne qui arrive aujourd'hui, la relation ne sera pas nécessairement la même. On ne connaît pas l'approche que cette personne va avoir », souligne-t-il.

Tristian Gaudet en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«Qu'il ne parte pas ou qu'il part, nous, on va continuer à aller de l'avant avec nos dossiers», indique Tristian Gaudet, président de la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton, au sujet du recteur Raymond Théberge.

Photo : Radio-Canada

L'Université de Moncton rappelle quant à elle que le processus de nomination de Raymond Théberge comme commissaire aux langues officielles n'est pas encore terminé, et que dans le cas où il serait nommé à Ottawa, ce sera au conseil des gouverneurs de prendre les décisions nécessaires concernant l'avenir de la haute direction.

D’après un reportage de Nicolas Pelletier

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