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Québec solidaire accepte la fusion avec Option nationale

Les précisions de Sébastien Bovet

Réunis en congrès à Longueuil, les 550 militants de Québec solidaire ont massivement appuyé une proposition de fusion avec le parti Option nationale. Selon les chiffres avancés, l'accord a été entériné à plus de 80 %, une information impossible à vérifier puisque les débats se sont tenus à huis clos.

Un texte de Sébastien Bovet, chef du bureau parlementaire à Québec

La décision de fusionner avec Option nationale a été accueillie avec joie par les trois députés de Québec solidaire, Manon Massé, Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois. Ils avaient mis leur poids politique pour que l’entente soit acceptée.

« C’est une étape importante dans le mouvement souverainiste progressiste au Québec. C’est cette famille qui s’agrandit, c’est ce mouvement qui s’élargit et qui prend racine un peu plus. Bien sûr, nous devons attendre le choix d’Option nationale, mais nous, à Québec solidaire, nous leur disons que le projet de société que vous portez, nous avons envie de le porter avec vous », a déclaré Manon Massé.

L’autre co-porte-parole et l’un des principaux artisans du projet de fusion conclu en octobre dernier, Gabriel Nadeau-Dubois, s’est dit heureux de la décision de ses membres et appelle maintenant la formation de Sol Zanetti à entériner l’entente elle aussi, la semaine prochaine, lors de son congrès extraordinaire du 10 décembre.

La porte est grande ouverte, les membres de QS vous ont dit oui avec enthousiasme et ils ont envie de marcher avec vous vers l’indépendance du Québec, vers un projet de société différent de ce qui règne au Québec depuis 15 ans. La proposition de QS, elle est claire. Notre projet politique est clair, il n’y a pas d’ambiguïté.

Gabriel Nadeau-Dubois

La convergence entre Québec solidaire et Option nationale ne bousculera pas l’échiquier politique québécois. Québec solidaire a fait élire trois députés sur 125 aux dernières élections. Il récolte autour de 11 % des intentions de vote dans les sondages. De son côté, Option nationale n’a fait élire aucun député et a reçu moins de 1 % des votes en 2014.

Mais au-delà du poids du nombre relatif, il y a le symbole politique. La fusion entre les deux partis démontrerait que la convergence souverainiste est possible malgré l’échec de la démarche avec le Parti québécois.

Françoise David n’y est pas

Les débats de ce matin se sont faits sans Françoise David. Récemment retraitée de la vie politique, la première députée de Québec solidaire élue à l’Assemblée nationale, a décidé de ne pas participer au congrès de son parti.

Jointe par Radio-Canada, elle a insisté pour dire qu’il ne fallait pas mal interpréter son absence. « Je continue d’appuyer Québec solidaire, tout le monde le sait. Personne ne doute de mon attachement pour ce parti. »

Mais elle ne veut pas jouer « au beau-père ou à la belle-mère » et veut respecter le devoir de réserve qu’elle s’est imposée en sortant de la politique.

« Concrètement, si j’avais été présente, un journaliste se serait approché pour me demander ce que je pense. Ce n’est pas à moi de commenter, c’est aux porte-paroles de le faire », explique-t-elle.

Mme David a d’ailleurs salué le travail de Manon Massé et de Gabriel Nadeau-Dubois. Sur la possible fusion avec Option nationale elle a ajouté « qu’elle serait ravie ».

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