•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Journée mondiale du sida : une maladie encore bien présente

sida

sida

Photo : VADIM GHIRDA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les intervenants auprès des personnes infectées par le VIH en Outaouais ont profité vendredi de la Journée mondiale du sida pour sensibiliser la population aux dangers encore bien présents de la maladie.

Un texte de Chantal Payant

Il y a un sentiment dans la population que le sida n'est plus problématique, indique le directeur général du Bureau régional d'Action sida (BRAS), Sylvain Laflamme, parce que le VIH n'est plus « à la mode, ce n'est plus glamour ».

Le VIH, c'était auparavant un diagnostic de fin de vie. Ce ne l'est plus, avec la médication et les traitements anti-VIH.

Une citation de : Sylvain Laflamme directeur général, le BRAS

M. Laflamme explique que l'impact du VIH a changé. « Ça ne se guérit pas, il n'y a pas de vaccins contre le VIH, mais on peut vivre avec le VIH et avoir et maintenir une bonne santé, tant une santé physique, affective que sexuelle », rappelle-t-il.

Mais la prévention et la sensibilisation demeurent importantes, souligne M. Laflamme, car « il y a encore une proportion de 20 % des personnes atteintes qui ne savent pas qu'elles sont infectées ».

Le BRAS estime qu'il y a entre 800 et 1000 personnes atteintes du VIH en Outaouais. À Ottawa, les plus récentes données sur les personnes vivant avec le VIH montrent que plus de 3000 personnes étaient infectées en 2009.

Le tableau montre qu'à Ottawa en 2016 86 personnes ont été diagnostiquées séropositives et 8 en OutaouaisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Données sur les cas de sida en 2016 dans la région

Photo : Radio-Canada / Chantal Mainville

Les jeunes de moins en moins sensibilisés

Selon M. Laflamme, les jeunes ne savent plus ce qu'est le VIH. On le confond souvent avec le VPH, le virus du papillome humain qui peut provoquer le cancer.

Le BRAS soutient qu'il faut continuer à sensibiliser la population à l'importance de se faire dépister annuellement si on fait partie des groupes à risque d'infection. Car même si l'infection au VIH n'est plus un verdict de décès, reste que des gens meurent encore de complications et d'affections issues de leur système immunitaire attaqué.

Son directeur général parle également de l'importance d'informer la population des avancées scientifiques dans la lutte au VIH « qui donnent de grands espoirs dans un avenir pas trop lointain ».

Désengagement de l'État

M. Laflamme soutient qu'il sent un recul de la part des gouvernements dans leur financement des organismes luttant contre le sida.

Pour offrir des services, il faut des sous, dit-il, et il voit un désengagement de l'État. « Il y a beaucoup d'organismes en région et on ne sait pas s'ils vont pouvoir maintenir leurs services en raison d'un manque de financement de l'État », ajoute M. Laflamme.

C'est d'autant plus dommage, dit-il, puisqu'il y a un consensus international sur le fait qu'avec une participation financière adéquate des États, « on pourrait facilement mettre un terme à l'épidémie ».

Rapport de l'ONUSIDA

L'organisme des Nations Unies chargé d'éradiquer l'épidémie de sida dans le monde d'ici 2030 soutient dans son rapport 2017 que « les hommes sont moins susceptibles d’effectuer un dépistage du VIH ou d’accéder à la thérapie antirétrovirale, et plus susceptibles de décéder de maladies associées au sida que les femmes ».

Selon l'organisme, « moins de la moitié des hommes séropositifs au VIH sont sous traitement, en comparaison avec 60 % des femmes », et ceux qui sont en traitement y ont recouru plus tardivement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !