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La pauvreté extrême est le lot de personnes handicapées au Nouveau-Brunswick

Un homme handicapé en fauteuil roulant tend la main aux passants.

Les Néo-Brunswickois gravement handicapés vivent parfois dans une pauvreté extrême, selon le Front commun pour la justice sociale.

Photo : iStock / absolut_100

Radio-Canada

Des personnes gravement handicapées qui vivent de l'aide sociale au Nouveau-Brunswick connaissent une pauvreté extrême, selon le Front commun pour la justice sociale.

Un texte de Pierre Philippe LeBlanc

L’organisme présente un nouveau rapport d’étude intitulé Vivre avec un handicap dans la pauvreté extrême au Nouveau-Brunswick.

Le rapport souligne notamment que le coût minimum de la vie dans le cas des personnes à mobilité réduite à Moncton, par exemple, est presque deux fois plus élevé que les revenus d’une personne handicapée vivant seule de l’aide sociale.

« En ce moment, le coût de la vie à Moncton est aux alentours de 17 000 $ par année, ce qui est la mesure du faible revenu que Statistique Canada calcule pour les besoins de base. On ne parle pas de luxe, on parle de logement, de nourriture, de transport. Et au Nouveau-Brunswick, on a le taux le plus faible au Canada pour l’aide sociale, à environ 9500 $ par année pour une personne seule vivant avec un handicap », précise Julie Gaudet, bénévole ayant coordonné la réalisation du rapport.

Il existe au Nouveau-Brunswick « deux classes de pauvres », indique Julie Gaudet. Les personnes qui vivent de l’aide sociale connaissent une situation particulièrement difficile si leur logement n’est pas subventionné.

« J’ai reçu un message par courriel, hier, d’une dame qui me disait que ça faisait trois fois qu’elle faisait une tentative de suicide. Je veux dire qu’ils sont vraiment dans des situations extrêmes, tandis que ceux qui reçoivent une subvention au loyer, il y en a plusieurs que ça baisse leur logement assez bas, que là au lieu de payer 678 $ par mois ils paient aux alentours de 32 $ par mois. Là, ils peuvent se nourrir un peu mieux, avoir un peu de transport, un téléphone, des vêtements, mais rien de luxueux », explique Julie Gaudet.

Recommandations

Le Front commun pour la justice sociale propose deux moyens de corriger la situation.

Julie Gaudet recommande au gouvernement du Nouveau-Brunswick de créer un programme de revenu assuré pour les personnes handicapées qui répondrait au besoin d’au moins 17 000 $ par année. Elle précise que la Saskatchewan et l’Alberta offrent déjà des programmes de ce genre.

Trois dames donnent une conférence de presse

« La pauvreté extrême pour les personnes vivant avec un handicap est inacceptable », disent les représentantes du Front commun pour la justice sociale

Photo : Radio-Canada / Catherine Dumas

Comme solution de rechange, le Front commun propose à Fredericton de subventionner le loyer de toutes les personnes gravement handicapées et qui gagnent de faibles revenus. Il s’agit, selon l’organisme, d’une question de justice, c’est-à-dire d’offrir la même aide publique au logement à toutes les personnes admissibles.

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