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Une étude établit un lien entre le stress chronique et la dépression

Selon des chercheurs, l’intimidation répétée peut mener à la dépression.

Selon des chercheurs, l’intimidation répétée peut mener à la dépression.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un stress chronique peut favoriser l'apparition de symptômes dépressifs, révèle une étude dirigée par une professeure de la Faculté de médecine de l'Université Laval.

Un texte de Fanny Samson

De l’intimidation répétée peut déclencher l’ouverture d’une barrière entre le cerveau et le sang, ce qui peut mener à la dépression, explique Caroline Ménard, première auteure de l'étude qui a été publiée dans le dernier numéro de la revue Nature Neuroscience (Nouvelle fenêtre).

Des chercheurs supervisés par le professeur Scott Russo, de l'Icahn School of Medicine at Mount Sinai, de New York, se sont intéressés à la barrière hématoencéphalique.

Ils ont à plusieurs reprises placé des souris dans une cage où se trouvait, de l’autre côté d’un séparateur, une grosse souris agressive.

Ouverture de la barrière

L’équipe a constaté une ouverture de la barrière chez les souris déprimées, mais pas chez les souris résilientes.

« On a découvert que l’inflammation au niveau du corps est capable, lorsque c’est chronique, donc de façon répétée, d’ouvrir une barrière qui permet [normalement] au cerveau d’être protégé par rapport à ce qui est nocif qui circule dans le sang », indique Caroline Ménard.

Ce qui circule dans le sang est [alors] capable de rentrer par la petite porte, atteindre le cerveau et induire des symptômes de dépression.

Une citation de : Caroline Ménard, première auteure de l’étude

Observé chez l’humain

Les chercheurs ont également été en mesure d’observer l’ouverture de la barrière hématoencéphalique chez l’humain.

« On a eu l'opportunité de travailler avec deux banques de cerveaux, une au Texas et celle de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas », mentionne Caroline Ménard.

Certaines des personnes dont le cerveau a été prélevé ont vécu des épisodes de dépression au cours de leur vie, alors que d’autres sont mortes sans avoir souffert de cette maladie.

La découverte de l’étude de l’Université Laval pourrait permettre de développer de nouveaux traitements ou encore de diagnostiquer la dépression à l’aide d’un examen d'imagerie médicale.

« On pourrait avoir une mesure biologique, chose qui manque dans l’arsenal médical », explique Caroline Ménard, précisant que le diagnostic de la dépression est actuellement basé sur un questionnaire.

À écouter :

Santé mentale : comment l’intimidation mène à la dépression : entrevue avec la chercheuse Caroline Ménard à Midi Info

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