La légalisation du cannabis pourrait faire augmenter les psychoses

Le psychiatre Jean-François De La Sablonière craint que la légalisation du cannabis apporte encore plus de psychoses.
Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron
Selon le psychiatre Jean-François De La Sablonière, au moins un cas de psychose relié à la consommation de drogue est traité chaque semaine au Centre hospitalier régional du Grand Portage de Rivière-du-Loup.
Un texte de Patrick Bergeron
Devant plus d'une centaine de personnes réunies au Cégep de Rivière-du-Loup, le spécialiste a rappelé que le cerveau humain se développe jusqu'à 25 ans. Pour cette raison, il croit que les gouvernements font fausse route en permettant la vente de cannabis à des jeunes de 18 ans. Considérant les dommages possibles sur le cerveau, le psychiatre plaide pour que l'âge minimal soit élevé à 21 ans.
Deux jeunes hommes étaient aux côtés du médecin pour parler de leurs problèmes reliés, entre autres, à la consommation de cannabis. Estéban Ouellet a dû quitter le cégep il y a quelques années. Sa consommation de drogue a provoqué une psychose. Depuis, il a repris sa vie en main, il a complété un cours en comptabilité et il vient tout juste de lancer sa compagnie.
Quelques-uns de ses amis sont venus le rencontrer. Certains d'entre eux continuent de consommer des drogues. C'est à eux qu'il voulait particulièrement passer un message.
Personne n'est à l'abri d'une psychose et c'est ce que j'ai voulu dire.
Selon Jean-François De La Sablonière, ce genre de cas arrive fréquemment dans les grands centres ou à Rivière-du-Loup. Il dit que les psychoses sont presque devenues une banalité pour les urgentologues des centres hospitaliers de la province tellement ils en traitent souvent.
C'est notre quotidien de devoir négocier avec des gens en état psychotique après avoir pris différentes substances.
Il croit qu'une meilleure sensibilisation sera nécessaire au cours des prochains mois, auprès des étudiants des cégeps, mais aussi des élèves du secondaire.











