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L’Alberta, championne des mères au foyer

Une mère et son enfant
Au Canada, 76 % des mères d'enfant de moins de 6 ans, et dont le conjoint travaillait, faisaient partie de la population active. Photo: iStock
Radio-Canada

L'an dernier, 66 % des Albertaines ayant un enfant de moins de 6 ans, et dont le conjoint travaillait, faisaient partie de la population active. Il s'agit du taux le plus bas au pays, selon une étude de l'Université de Calgary.

Un texte de François Joly

 En comparaison, ce chiffre était de 77 % en Ontario et de 84 % au Québec. Les trois provinces avaient pourtant des trajectoires similaires jusque dans les années 1990.

En 1997, le Québec a lancé le programme des centres de la petite enfance, ce qui a réduit considérablement le prix des garderies dans la province. Selon des chercheurs de l’Université de Calgary, qui ont combiné les données de Statistique Canada, la différence dans le prix des garderies pourrait expliquer pourquoi moins de femmes font partie de la population active.

Graphique montrant le nombre de femmes dans la population active qui ont un enfant de moins de 6 ans et dont le conjoint travailleAgrandir l’imageNombre de femmes dans la population active qui ont un enfant de moins de 6 ans et dont le conjoint travaille Photo : Radio-Canada

On espère lancer un débat. C’est un bon exemple de l’impact que les gouvernements peuvent avoir en créant des politiques publiques.

Ron Kneebone, professeur d’économie à l’Université de Calgary

L’Alberta a lancé cette année un projet pilote afin d’offrir des garderies à 25 $ par jour, environ la moitié de ce que paient une majorité de parents dans la province.

Ilona Boyce, qui dirige une des 22 garderies participant au programme, n’est pas surprise par ces données sur le nombre de mères au foyer.

Sachant que le prix moyen est de 1000 $ par mois, si vous avez quelqu’un qui ne gagne pas un bon salaire, c’est presque impossible de travailler et de payer pour la garderie.

Ilona Boyce, directrice de garderie

Ron Kneebone et sa collègue Margarita Wilkins croient cependant qu’une autre explication est possible : les salaires étant plus élevés en Alberta qu’au Québec ou en Ontario, il est possible que certaines familles n’aient pas besoin d’un deuxième salaire.

La trésorière du Congrès du travail du Canada, Mary Clarke Walker, rejette cependant cette interprétation. « Les salaires sont peut-être élevés, mais le coût de la vie est aussi élevé […] Les femmes doivent travailler pour maintenir le niveau de vie de leur famille », dit-elle.

En juin, le gouvernement fédéral s’est entendu avec les provinces pour leur verser 7,5 milliards de dollars sur 11 ans afin de créer 40 000 nouvelles places de garderie subventionnées.

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