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Dernier au revoir dans l’intimité à Simon Dufour 

Simon Dufour

Photo : Photo fournie par la famille

Radio-Canada

Les funérailles de Simon Dufour, un adolescent victime d'intimidation qui s'est enlevé la vie il y a une semaine, ont eu lieu jeudi à Longueuil.

Un texte de Florence Reinson

Le jeune homme, qui aurait fêté ses 16 ans en décembre, s'est fait intimider durant plusieurs années à l'école primaire et secondaire en Montérégie, avait confié sa famille.

Martin Dufour espère que la mort de son fils aidera à sensibiliser les gens à ce problème et à lutter contre l'intimidation.

En cette journée d’intimité et de recueillement, M. Dufour a toutefois voulu lancer un message invitant à dénoncer les bourreaux.

On doit arrêter de banaliser l’intimidation. Un mot, ça fait aussi mal qu’un coup de poing. Puis, quand ça fait 200 fois dans la même journée que tu entends le même mot, ça fait 200 fois mal.

Martin Dufour, père de Simon Dufour

Il appelle les personnes qui sont témoins d’intimidation à en parler, car ni les intimidés ni les intimidateurs n’en feront état, selon lui.

« C’est très important, même si c’est juste un geste banal, mentionnez-le à un parent, à un proche, à un professeur, à un autre élève, et à un moment donné il y a quelqu’un qui va l’entendre et qui va le diffuser à quelqu’un d’autre et cela va tomber aux bonnes oreilles », martèle-t-il.

Depuis le tragique événement, la famille Dufour est bercée par immense vague de sympathie, qui lui apporte un peu de réconfort, même si cela ne ramènera pas Simon, souligne M. Dufour.

L’homme mentionne toutefois avoir énormément apprécié la lettre que lui a envoyée l’homme d’affaires Alexandre Taillefer, qui a vécu le même deuil il y a deux ans, lorsque son fils de 14 ans s’est enlevé la vie.

« Il m’a offert ses sympathies et son aide, si nécessaire, cela m’a bouleversé. Je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un d’aussi important puisse s’occuper de cette cause-là ».

Ressource d'aide en prévention du suicide

Si vous avez besoin d'aide pour vous ou pour un de vos proches, composez le 1 866 APPELLE (277-3553) et votre appel sera acheminé à la ressource de votre région au Québec. Pour le reste du pays, consultez le site de l'Association canadienne pour la prévention du suicide.

Il s’étonne aussi que le message publié par sa fille Karine sur Facebook, dénonçant les ravages de l’intimidation, ait été partagé plus de 30 000 fois. « (…) Pour une personne un peu inconnue de la société, je trouve que c’est très bien et j’espère que ça va changer ».

En revanche, les contacts de la famille avec l’École secondaire André-Laurendeau que fréquentait Simon à Longueuil ont été très brefs, selon Martin Dufour.

L'établissement est en gestion de crise depuis une semaine et continue d'offrir de l'aide psychologique aux élèves qui en auraient besoin.

Dans un courriel adressé à tous les parents des élèves de l’École secondaire André-Laurendeau, la direction explique que, « quelles que soient les conclusions de l’enquête policière, soyez assurés que nous allons revoir l’ensemble de nos actions, notamment celles découlant de la mise en œuvre de notre plan de lutte contre l’intimidation à l’école ».

« Ils m’ont appelé pour offrir leurs sympathies de la part de l’école, m’expliquer qu’à l’école, il y avait des processus pour aider les étudiants ».

Le soutien provient plutôt des policiers, dont le père de Simon salue le travail, estimant qu’ils prennent l’affaire très au sérieux.

L’appui, je trouve qu’il vient beaucoup des policiers, on les a rencontrés presque tous les jours, on leur parle tous les jours.

Martin Dufour

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) mène toujours son enquête entourant les circonstances de la mort de Simon Dufour. Il s’agit d’une enquête complexe, selon la police, qui doit vérifier des faits, à savoir les épisodes d’intimidation, sur une longue période.

Des accusations criminelles pourraient être portées dans ce dossier. Il n’est pas nécessaire qu’il y ait violence physique pour pouvoir porter des accusations criminelles, a rappelé l’agente du SPAL Claudine Després, la semaine dernière.

Avec les informations de Pascal Robidas

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