•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Déversements d’eaux usées et protection de l’eau potable : source d’inquiétude pour les Grands Lacs

Vue du lac Érié avec au loin, Leamington, dans le Sud-Ouest de l'Ontario.
Vue du lac Érié avec au loin, Leamington, dans le Sud-Ouest de l'Ontario. Photo: Radio-Canada / Caroline Bourdua
Radio-Canada

La Commission mixte internationale (CMI) exhorte les gouvernements canadien et américain à se fixer des cibles et des échéanciers pour améliorer les infrastructures des eaux d'égout et de l'eau potable. Le ruissellement de nutriments dans les Grands Lacs et l'élimination des émissions de produits chimiques inquiètent la Commission.

Bien que beaucoup de progrès ait été fait pour décontaminer certains secteurs et pour fixer des cibles sur la quantité du phosphore qui entre dans le lac Érié, la CMI demande aux deux pays de déterminer une date d’échéance accélérée pour atteindre la cible de zéro rejet d’eaux usées insuffisamment traitées ou non traitées dans les Grands Lacs.

Un échantillon d'eau des Grands LacsUn échantillon d'eau des Grands Lacs Photo : Radio-Canada

« Nos municipalités ne doivent pas être autorisées à déverser des eaux usées dans notre eau potable », affirme dans un communiqué, le coprésident canadien de la Commission Gordon Walker.

Il réclame aussi le respect de l’objectif de tolérance zéro, car une eau propre mettrait fin aux fermetures fréquentes des plages des Grands Lacs.

La Commission mixte internationale recommande d’améliorer les infrastructures afin d’éliminer les avis d’ébullition de l’eau qui touchent notamment certaines communautés autochtones.

Une femme rempli un verre d'eauMaggie Sakanee de la Première Nation Neskantaga. Cette communauté du Nord de l'Ontario est sous un avis de faire bouillir l'eau depuis plus de 20 ans. Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Le lac Érié encore malade

Selon ce premier rapport d’évaluation triennal sur les progrès réalisés, la qualité de l’eau du bassin occidental et central du lac Érié demeure inacceptable.

La CMI insiste pour que les mesures de redressement comprennent des normes exécutoires sur l’épandage des engrais et des déchets animaux agricoles, qui sont trop souvent à l’origine d’une prolifération d’algues bleu-vert.

Le lac Érié derrière le traversier Jiimaan entre Leamington et l'île Pelée.Le lac Érié derrière le traversier Jiimaan entre Leamington et l'île Pelée. Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

« Les mesures n’ont pas réussi à protéger le lac Érié des efflorescences algales extrêmes », indique la coprésidente américaine Lana Pollack.

Mme Pollack prône des normes exécutoires si le public veut un jour avoir accès à la baignade et à la pêche.

Produits chimiques et toxiques

Les progrès pour éliminer des produits chimiques dans l’eau avancent à pas de tortue, selon la Commission.

Au cours des trois premières années de mise en œuvre de l’Accord, seulement huit produits chimiques ont été désignés et aucune stratégie n’a été adoptée pour les éliminer tant au Canada qu’aux États-Unis.

La CMI montre aussi du doigt les fabricants qui à son avis, doivent davantage assumer leur responsabilité et assurer que leurs produits soient exempts de matière toxique et chimiques surtout à la fin de leur cycle de durée utile.

Un navire est escorté par un remorqueur dans le port de Thunder Bay.Le port de Thunder Bay dans le Nord-Ouest de l’Ontario. Photo : Radio-Canada / Gord Ellis

Dans le Nord-Ouest de l’Ontario, il y a encore du travail à faire, notamment au port de Thunder Bay et dans le havre Peninsula à Marathon.

Des travaux accélérés d’assainissement des eaux ont permis de régler certains problèmes, à tel point que la baie Nipigon pourrait être retirée de la liste des sites pollués, tandis que pour la baie Jackfish les eaux sont considérées en voie de restauration.

Nord de l'Ontario

Faune marine