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Contestation possible jeudi de la hausse des impôts fonciers en 2018 à Gatineau

Le graphisme en vert et bleu montre un signe de dollars dans un cercle autour duquel  il y a la forme d'édifices, de maisons, de voitures, d'arbres

Discussions budgétaires à la Ville de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Chantal Mainville

Radio-Canada

Des conseillers de Gatineau pourraient, jeudi, remettre en question la hausse proposée de 1,9 % des impôts fonciers, jumelée à 1 % pour la taxe dédiée aux infrastructures lors de la troisième journée d'étude des propositions budgétaires.

Les élus devront voter jeudi sur l'ensemble des propositions budgétaires qu'ils ont étudiées pendant les trois derniers jours.

Or, l'irritation pouvait se lire sur le visage de plusieurs conseillers, mercredi. Plusieurs jugent qu'ils n'ont pas reçu suffisamment d'information sur les dossiers sur lesquels ils doivent se prononcer. C'est le cas, entre autres, des conseillers Jean Lessard, Louise Boudrias, Jocelyn Blondin et Audrey Bureau.

« On doit prendre des décisions en fonction des dossiers sur lesquels on a pas eu d'information ou de briefing », a souligné la conseillère d'Aylmer.

Pour l'élu qui est nouvellement en poste, c'est très inconfortable.

Audrey Bureau, conseillère d'Aylmer

Mme Bureau n'apprécie pas le fait qu'elle doive voter sur un plan budgétaire, des orientations budgétaires et une augmentation de taxes décidés par l'ancien conseil.

La conseillère d'Aylmer souhaiterait un changement aux façons de faire « pour qu'un nouveau conseil en place [après une élection] n'ait pas les mains liées par cette augmentation-là et ce plan à long terme ».

Audrey Bureau qui sourit lors d'une entrevue à la radio. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Audrey Bureau, conseillère du district d’Aylmer à la Ville de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Vicky Lefebvre

Lors de la présentation du plan d'investissements à long terme dans les infrastructures, Mme Bureau a voulu savoir quelle marge de manoeuvre avaient les conseillers qui voudraient « réduire la charge des contribuables en allant en deçà du 2,9 % ou du 1 % qui est proposé ».

L'administration défend la hausse

Face à l'intention de certains conseillers de voter contre la hausse des impôts telle que proposée, le directeur du Service des finances, André Barbeau, a répliqué que l'élimination de la taxe dédiée de 1 % représenterait un manque à gagner de 4,5 millions de dollars. Plusieurs interventions urgentes ne pourraient ainsi pas être effectuées.

On élimine du pavage, on élimine [les interventions sur] l'eau jaune, il faut éliminer des interventions de nature urgente, car le 1 % sert à faire du rattrapage de choses qui sont sous le seuil de tolérance.

André Barbeau directeur Services des finances de Gatineau

Le président du comité exécutif de Gatineau, Gilles Carpentier, a indiqué que les conseillers ont le droit de proposer une réduction de la hausse proposée. C'est « démocratique », a-t-il dit, ajoutant « qu'il y a de la flexibilité, si on veut enlever 1 %, on peut le faire, mais il ne reste pas beaucoup de temps pour virer la machine de bord ».

Le conseiller du district du Carrefour-de-l'Hôpital a dit que cette décision ne serait pas « sans conséquence, puisque 1 %, c'est 4,5 millions de revenus qu'on ne se donne pas. Si on retire 4,5 millions, on arrête de faire quoi? », s'est-il demandé.

Les conseillers auront à s'expliquer devant leurs concitoyens.

Gilles Carpentier, président du comité exécutif de Gatineau

Plus de 600 millions pour les infrastructures

Toute cette discussion est survenue à la suite de la présentation du Plan d'investissements 2018-2022 pour le maintien des infrastructures, un plan de 633 millions de dollars sur cinq ans, ce qui signifie en moyenne 127  millions de dollars par année. La moitié de ce plan est consacrée à la mise à niveau des systèmes d'aqueduc et d'égout et à la problématique de l'eau colorée. Un peu plus du tiers est alloué à la réfection du réseau routier.

Ce plan prévoit des investissements plus importants dans le pavage des rues locales dès 2019, qui passeraient de six millions de dollars en 2019 à dix millions de dollars par année en 2021, grâce aux revenus que la Ville compte aller chercher en taxant le litre d'essence.

Les interventions de la Ville pour corriger le problème de l'eau jaune dans certains secteurs s'intensifieraient dès l'an prochain pour totaliser, en dix ans, 53 millions de dollars. La Ville y consacrerait 6 450 000 $ en 2018.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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