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Fermeture de la Belgo, il y a 10 ans : des ruines encore bien visibles

Le site de l'usine Belgo à Shawinigan

Le site de l'usine Belgo à Shawinigan

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Près de 10 ans après la fermeture de l'usine Belgo de Shawinigan, les vestiges de l'usine accueillent encore les automobilistes qui arrivent en ville par la baie de Shawinigan. Un dur rappel de la crise qui a secoué l'économie et la communauté locale.

Des piles de résidus. Des plaques de tôles déformées et entassées. Des structures de briques et de ciment marquées par le passage des années. Autant de plaies visibles sur ce site autrement spectaculaire.

Le maire de Shawinigan Michel Angers ne cache pas son émotion quand il est question de ce paysage défiguré.

C'est l'entrée de notre ville. C'est un endroit où les gens arrivent, descendent la côte et aperçoivent la Cité de l'énergie, la centrale. C'est très beau. On arrive ici [à la hauteur de la Belgo] et on voit que ça ressemble à un bombardement.

Le maire de Shawinigan Michel Angers

Un site de bombardement au vu de tous depuis 10 ans, rappelle le maire. « Il va falloir qu’à court terme, on soit capable de trouver des solutions. »

Une démolition qui tarde

Le maire de Shawinigan Michel Angers sur le site de l'ex-usine BelgoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Shawinigan Michel Angers souhaite trouver une solution à court terme pour que la démolition de l'ex-usine Belgo soit complétée.

Photo : Radio-Canada

Le site de l’ancienne usine Belgo a été vendu en 2009 à l’entreprise Recyclage Arctic Béluga. La Ville de Shawinigan lui avait confié le mandat de démolir les anciennes installations d’AbitibiBowater d’ici la fin 2017.

« Tout devait être nettoyé, tout devait être ramassé, décontaminé, rappelle le maire Michel Angers. La rivière devait aussi être revitalisée. Tout ça avant le 31 décembre 2017. »

Le chantier est au point mort depuis des mois. La démolition du dernier bâtiment, situé à cheval sur la rivière Shawinigan, représente un défi technique important. C’est aussi l’étape la plus coûteuse du projet de démolition.

La priorité des priorités va être le nettoyage de ce site-là et on va prendre toutes les procédures et les pressions nécessaires pour que ça se fasse.

Le maire de Shawinigan Michel Angers

Le responsable du chantier d'Arctic Béluga, René Fugère, a refusé d’accorder une entrevue à la caméra à Radio-Canada.

Un détour pour éviter les fantômes du passé

Une bobine vide abandonnée sur le site de l'ex-usine Belgo de ShawiniganAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les travaux de démolition de l'usine Belgo sont au point mort depuis des mois.

Photo : Radio-Canada

Certains ex-travailleurs de la Belgo hésitent encore à ce jour à emprunter le chemin de la Baie pour entrer à Shawinigan. Ils n’aiment pas revoir les ruines de leur usine.

C’est une soue. On était 2000 là-dedans… C’est du monde ça.

Un ex-travailleur de l'usine Belgo de Shawinigan

Les anciens travailleurs se désolent de l’état des lieux. « Si au moins, ils avaient mis ça propre, on pourrait passer et dire : "c’était ici, regarde, c’est propre maintenant, comme à l’Alcan (de Shawinigan). " Mais là, ç’a l’air d’une vraie "dump". »

D'après le reportage de Pierre Marceau.

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