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Dans les coulisses de la lutte contre la traite de personne à Ottawa

Une voiture de police.

L'Unité de lutte contre la traite de personnes compte cinq membres (archives).

Photo : Radio-Canada / Trevor Pritchard

Radio-Canada

L'afflux de touristes à Ottawa lors d'événements d'envergure vient aussi avec son lot de désagréments. Des trafiquants profitent de l'occasion pour exploiter des femmes afin qu'elles offrent des services sexuels en échange d'argent.

L'Unité de lutte contre la traite de personnes de la police d'Ottawa annonçait mardi avoir porté secours à des travailleuses de l'industrie du sexe en marge de la Coupe Grey. L'équipe s'apprête d'ailleurs à faire de même en prévision du Bal de neige.

Créée officiellement il y a un moins d'un an, l'Unité est composée de quatre enquêteurs et d'un sergent. Ceux-ci tentent d'entrer en contact avec les travailleuses de l'industrie du sexe afin d'établir une relation de confiance et de leur venir en aide pour se sortir du milieu.

On traite chaque victime comme si c'était notre sœur, notre cousine, quelqu'un qu'on aime.

Une citation de Damien Laflamme, sergent, Unité de lutte contre la traite de personnes de la police d'Ottawa

Une partie du travail de ces enquêteurs consistent à se rendre dans les établissements d'hébergement, où surviennent les activités illicites.

« Ça se produit dans les hôtels où les suspects [peuvent] se procurer une chambre d'hôtel à travers une troisième partie […] où il y a un contact minime avec quelqu'un au comptoir », explique Damien Laflamme, sergent de l'Unité de traite de personnes de la police d'Ottawa.

Un travail de longue haleine

Lors des festivités de la Coupe Grey, l'Unité de lutte contre la traite de personnes n'a pu venir en aide qu'à deux femmes. Aucune accusation n'a encore été portée dans ces dossiers.

Le sergent Laflamme précise que les policiers doivent gagner la confiance des travailleuses, ce qui nécessite souvent plusieurs rencontres et un travail à long terme.

Il est également difficile de porter des accusations contre les trafiquants, précise le sergent Laflamme, puisque les victimes ne souhaitent pas toujours porter plainte.

Afin de poursuivre la lutte, la police d'Ottawa entend développer de nouveaux partenariats avec la police de Gatineau au cours de la prochaine année.

Avec les informations de Claudine Richard

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