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Allison Beveridge revient en trompe-la-mort

Allison Beveridge tout sourire après la conquête du bronze en poursuite par équipe aux Jeux olympiques de Rio
Allison Beveridge tout sourire après la conquête du bronze en poursuite par équipe aux Jeux olympiques de Rio Photo: La Presse canadienne / (Bryn Lennon/Getty Images)
Radio-Canada

À l'instar du Madelinot Hugo Barrette, Allison Beveridge, médaillée de bronze aux Jeux de Rio en 2016, a frôlé la mort avant de remonter en selle.

Adaptation de Jean-François Chabot, d'après un texte de Chicco Nacion (CBCSports)

Native de Calgary, Beveridge n’en finissait plus de sourire en montant sur la troisième marche du podium en compagnie de ses compagnes de la poursuite Kirsti Lay, Jasmin Duehring et Georgia Simmering.

Beveridge ignorait encore qu’elle luttait contre un adversaire sournois qui risquait de la faucher avant qu’elle franchisse un autre fil d’arrivée.

Quelques mois auparavant, en janvier 2016, Beveridge a subi une blessure à une épaule à la suite d’une dure chute à la Coupe du monde de Hong Kong.

Dans les semaines qui ont suivi, la cycliste de 24 ans était ennuyée par une douleur persistante. Beveridge ne saisissait pas encore l’ampleur de ce mal. Ce n’est qu’en mars que l’on a découvert la présence d’un caillot sanguin.

Elle souffrait en fait du syndrome du défilé thoracique. Il crée un ensemble de problèmes qui se manifestent quand des vaisseaux sanguins ou des nerfs se retrouvent coincés entre la clavicule et la première côte.

« Je me suis rendue aux Jeux en consommant des médicaments pour éclaircir le sang. Je cessais de les prendre pour participer aux épreuves. J’ai tenté des traitements de physio et autres trucs du genre, mais le caillot est revenu après les JO. »

Mal persistant... urgence

L’automne venu, la quadruple médaillée des Championnats du monde était toujours victime d’inconfort. Après avoir consulté un chirurgien, elle a accepté qu’une opération soit programmée pour le mois de janvier 2017.

« On m’a enlevé ma première côte afin de créer un peu d’espace. J’ai rapidement pu abandonner ma médication, mais je me suis retrouvée incapable de monter à vélo durant cinq mois », raconte Beveridge.

S’est alors amorcé le long parcours du retour à la santé sans avoir la garantie de redevenir l’athlète de pointe qu’elle était, sans ni même savoir si elle pourrait reprendre la pratique de son sport.

Beveridge a raté les mondiaux au mois d’avril suivant. Mais, avec le recul, cela s’est avéré une bénédiction. Ce recul lui a permis de faire maison nette dans son esprit. Ça lui a permis de voir son sport d’un autre œil et de l’apprécier davantage.

En octobre dernier, elle a mis la main sur trois titres aux Championnats canadiens sur piste, dont celui de la poursuite par équipe.

À compter de vendredi, elle sera à la tête de la sélection canadienne à la Coupe du monde qui sera présentée au vélodrome de Milton en Ontario.

Si elle est déjà fière de ses récents succès, Allison Beveridge a des ambitions plus grandes encore. Elle ne vise rien de moins que la plus haute marche du podium dans la poursuite par équipe aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

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