•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Demande d’injonction contre la privatisation en santé au N.-B. et silence de Fredericton

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe Égalité santé en français demande une injonction interlocutoire pour faire cesser les démarches du gouvernement du Nouveau-Brunswick concernant la privatisation de la gestion du service extra-mural.

La demande d’injonction a été déposée à la Cour du Banc de la Reine, vendredi dernier, annonce Égalité santé en français. Le groupe avait déjà déposé le 2 novembre une demande de révision judiciaire.

« Parce que la date de la révision judiciaire serait le 4 janvier 2018, et le gouvernement doit privatiser la gestion du programme extra-mural le 1er janvier 2018. Donc, la révision aurait lieu après que la privatisation aurait eu lieu. Donc, il faut faire une procédure judiciaire auparavant pour l’empêcher. C’est pour ça qu’on a procédé, le 24, à une injonction interlocutoire auprès d’un juge », explique le Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité santé en français.

Égalité santé en français estime que le ministre de la Santé n’a pas le pouvoir de privatiser la gestion du programme, et que la privatisation en question est à l’encontre des intérêts de la communauté francophone et du Réseau de santé Vitalité.

Hubert DupuisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

« Le gouvernement doit comprendre que ce n’est pas de ses oignons », déclare Hubert Dupuis, président d’Égalité santé en français, au sujet de la demande d’injonction pour bloquer la privatisation de l’extra-mural.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

« La gestion du programme extra-mural va passer des régies de santé, donc de la régie de santé Vitalité, la régie des francophones, elle va s’en aller sous une entité privée qui est le groupe Medavie. [...] On est même en train de modifier la loi pour permettre de faire ces changements-là. Ce que nous on disait depuis le début que le ministre n’avait pas le droit de faire, il est en train de se donner le droit », souligne le Dr Dupuis.

Égalité santé en français a aussi intenté le 13 juin dernier une poursuite contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour que la communauté linguistique acadienne et francophone ait le droit de gérer pleinement et entièrement son réseau de santé.

Le groupe demande à la cour d'entendre en même temps sa demande de révision judiciaire et sa poursuite intentée le 13 juin.

Le gouvernement ne veut pas commenter

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a l’intention de confier à l’entreprise Medavie la gestion des programmes extra-mural et télésoins à compter du 1er janvier. Fredericton assure toutefois que les membres du personnel de ces programmes resteront des employés du gouvernement et que le bilinguisme sera respecté.

Le ministre de la Santé, Benoît Bourque, ne veut pas commenter la demande d'injonction puisque l'affaire est devant les tribunaux. « Le gouvernement est convaincu de disposer des pleins pouvoirs en ce qui concerne la décision, et nous continuons à appuyer fermement le bien-fondé et la pertinence de cette décision », a déclaré le ministre Bourque en ce qui a trait au changement à venir le 1er janvier.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !