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10 ans après la fermeture de la Belgo : les salariés se souviennent

Des anciens employés de l'usine Belgo de Shawinigan réunis autour d'une table

10 ans après l'annonce de la fermeture de la Belgo à Shawinigan, d'ex-employés se souviennent

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'usine Belgo, au moment de sa fermeture, était un important moteur économique à Shawinigan. Près de 560 emplois directs et plus de 1000 emplois indirects ont été ainsi perdus, avec de nombreuses répercussions sur la vie de Shawiniganais. Dix ans plus tard, la blessure est encore vive pour certains ex-salariés.

Un groupe d'anciens travailleurs de la Belgo se réunit tous les mois pour surveiller l'état de leur fonds de pension.

« Il y en a qui savaient qu'ils n'auraient pas de pension. Ils ont commencé à dire qu'il fallait avoir au moins 53 ans pour avoir droit à notre pension à 55 ans. Moi je faisais parti de ceux qui avaient 53, mais je me suis mis à la recherche d'un emploi tout de suite », raconte Jean-Noël Gilles-Bertrand, ex-travailleur de la Belgo.

D'autres n'ont pas eu cette chance.

« Quand ils nous ont annoncé ça, on n’y croyait pas. On s'est dit : "Ça ne se peut quasiment pas, ça fait 100 ans que ça existe et ça n’arrêtera pas là" », raconte Normand Gervais.

Ce dernier n'avait pas l'âge de prendre sa retraite, ni même de recevoir des prestations de préretraite.

« Ma conjointe et un de mes chums qui a une entreprise, m'ont suggéré : "Pourquoi tu ne partirais pas à ton compte"? », se remémore-t-il.

L'entrepreneur a alors suivi un cours de démarrage d'entreprises qui était alors offert à la Belgo.

« Il y a pas mal de nuits que je n’ai pas dormi ou qu'on dort moins bien, mais dans l'ensemble ça super bien été », relate M. Gervais

Un climat propice à l'entrepreneuriat

L'exemple de Normand Gervais n'est qu'un parmi tant d'autres. À Shawinigan, la volonté de la Ville de se tourner vers ses propres citoyens pour assurer son développement économique semble fonctionner.

Les jeunes seraient plus nombreux qu'ailleurs au Québec à vouloir se lancer en affaires.

« C'est cet amalgame de toutes ces opportunités-là qui vont nous permettre d'ici cinq ans, dix ans, quinze ans de retrouver une place plus confortable à l'échelle de la richesse », croit le maire de Shawinigan, Michel Angers.

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Mauricie et Centre du Québec

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