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Toutes ces fois où le Canada s’est excusé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans l'histoire récente, le gouvernement fédéral a présenté ses excuses à plusieurs reprises pour des injustices commises notamment contre des Canadiens d'origine japonaise, contre les Autochtones ou contre les homosexuels. En voici une liste.

1. Les camps d’internement japonais

Une famille de Canadiens d'origine japonaise de la Colombie-Britannique en déplacement vers un camp d'internement en 1942. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une famille de Canadiens d'origine japonaise de la Colombie-Britannique en déplacement vers un camp d'internement en 1942.

Photo : Bibliothèques et Archives Canada

Le 22 septembre 1988, le gouvernement de Brian Mulroney présente des excuses officielles aux survivants japonais des camps d’internement et leur offre 240 millions de dollars en réparation.

En février 1942, quelques mois après l’attaque de Pearl Harbor par le Japon, Ottawa a ordonné l’internement des Canadiens d’origine japonaise. Quelque 22 000 citoyens d’origine japonaise ont été internés entre 1942 et 1946. Ils ont été dépouillés de tous leurs biens et envoyés dans des camps en Colombie-Britannique, au Manitoba et en Alberta.

2. Une taxe d’entrée pour les immigrants chinois

Des hommes se tiennent devant un magasinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des immigrants chinois devant un magasin, en Colombie-Britannique, entre 1890 et 1910

Photo :  Bibliothèque et Archives Canada

Le 22 juin 2006, le gouvernement de Stephen Harper a formellement présenté les excuses du Canada à la communauté chinoise. Il a offert une indemnisation de 20 000 $ à près de 400 citoyens sino-canadiens.

Entre 1885 et 1923, le gouvernement canadien a imposé une taxe spéciale de 50 $ à tous les Chinois qui voulaient s’installer au pays. Ottawa cherchait ainsi à freiner l’immigration chinoise, qu’il jugeait indésirable. Plus de 80 000 personnes ont été touchées par cette mesure.

3. Les pensionnats autochtones

Une photo d'archive des élèves des pensionnats autochtones dans une salle de classe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des élèves dans des pensionnats autochtones.

Photo : Radio-Canada / Archives de l'Église anglicane Old Sun/Commission de vérité et réconciliation

Le 11 juin 2008, le premier ministre Harper présente les excuses officielles du gouvernement et du peuple canadiens aux Autochtones pour les mauvais traitements subis dans les pensionnats indiens.

Entre 1870 et 1996, quelque 150 000 enfants autochtones ont été arrachés de leur famille et envoyés dans des pensionnats financés par le fédéral et dirigés pour la plupart par des communautés religieuses.

« C’est un triste chapitre de notre histoire », a déclaré le premier ministre Harper. Il a admis que cette politique d’assimilation était erronée et qu’elle avait causé des « dommages durables à la culture, au patrimoine et à la langue autochtones ».

4. Le refoulement d’immigrants sikhs

Des hommes de religion sikhe entassés les uns sur les autresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des immigrants indiens à bord du Komagata Maru dans la baie English, à Vancouver, en Colombie-Britannique, en 1914

Photo :  Bibliothèque et Archives Canada

Le 18 mai 2016, le premier ministre Justin Trudeau a présenté des excuses au nom du Canada pour avoir refusé l’entrée au pays à des Indiens en 1914.

Les autorités canadiennes ne voulaient pas des immigrants indiens à l’époque. Pour pouvoir entrer au Canada, ces derniers devaient arriver d’un voyage sans escale et avoir 200 $ en poche.

Quelque 400 citoyens indiens, pour la plupart de religion sikhe, ont voulu défier ces mesures discriminatoires. Ils sont arrivés à bord du bateau Komagata Maru et ont accosté au port de Vancouver. Malgré toutes leurs démarches et après des semaines de confinement sur le bateau, ils ont dû rebrousser chemin. À leur arrivée en Inde, une vingtaine d’entre eux ont été tués par des soldats britanniques lors d’une émeute et plusieurs autres ont été emprisonnés.

5. Le traitement d’Omar Khadr

Omar Khadr lors de l'entrevue qu'il a accordée à l'émission Power & Politics, sur les ondes de CBC.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Omar Khadr lors de l'entrevue qu'il a accordée à l'émission Power & Politics, sur les ondes de CBC.

Photo : Radio-Canada

Le 7 juillet  2017, le gouvernement de Justin Trudeau a présenté des excuses officielles au citoyen canadien et ex-enfant-soldat Omar Khadr, qui a été détenu pendant 10 ans dans la prison américaine de Guantanamo.

Le gouvernement du Canada a manqué à ses obligations envers Omar Khadr pendant sa détention à Guantanamo, a reconnu le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale. Le gouvernement Trudeau a aussi accepté de verser une indemnité de 10,5 millions de dollars à M. Khadr pour les sévices qu’il a subis à Guantanamo.

6. Les pensionnats autochtones de Terre-Neuve

Toby ObedAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Toby Obed, un survivant des pensionnats

Photo : The Canadian Press / Andrew Vaughan

Le 24 novembre 2017, le premier ministre Trudeau a offert des excuses, au nom du Canada, aux anciens élèves des pensionnats indiens de Terre-Neuve-et-Labrador.

Ces derniers ont obtenu du fédéral une compensation de 50 millions de dollars en septembre 2016.

Ils avaient été exclus des excuses faites en 2008 par le gouvernement fédéral aux victimes des pensionnats indiens. Les excuses de 2008 ne s’adressaient pas aux élèves des pensionnats provinciaux de Terre-Neuve, qui existaient avant que cette province ne se joigne à la Confédération en 1949.

7. La discrimination envers les homosexuels

Une échauffourée entre des policiers et des manifestants. Parmi ces derniers, un homme au visage ensanglantéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Quelque mille personnes ont manifesté pour les droits des homosexuels le 6 février 1981 à Toronto, devant le parlement ontarien. Ils protestaient contre les arrestations, la veille, de 253 hommes dans quatre saunas de la ville.

Photo : La Presse canadienne / Gary Hershorn

Le 28 novembre 2017, le premier ministre Trudeau présente des excuses officielles pour « la persécution et les injustices » subies par les membres de la communauté à la communauté LGBTQ2.

Ces excuses s’adressent à ceux qui ont été poursuivis en justices, chassés de l’armée ou congédiés de la fonction publique à cause de leur orientation sexuelle.

8. Le refoulement des réfugiés juifs en 1939

Des enfants s'entassent sur le pont du bateauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des passagers du MS Saint-Louis, en 1939. Ces Juifs allemands tentaient de fuir l'Holocauste. Le Canada les a refoulés.

Photo : La Presse canadienne

Le gouvernement Trudeau prévoit présenter des excuses pour avoir refoulé un bateau rempli de juifs qui fuyaient l’Holocauste.

Le 7 juin 1939, les autorités canadiennes ont refusé l’entrée à un bateau transportant quelque 900 Allemands juifs. Malgré les pressions faites à l’époque par des personnalités canadiennes, Ottawa n’a pas plié, et le paquebot MS Saint-Louis a dû rentrer en Europe. Le quart des passagers ont ensuite trouvé la mort dans des camps de concentration nazis.

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