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Du minerai purifié par des bactéries

Des éprouvettes avec un liquide jaune orange.

Des bactéries sont plus performantes que d'autres pour séparer les métaux des résidus miniers.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université Laurentienne à Sudbury ont identifié des microbes plus efficaces que d'autres pour récupérer les métaux comme le nickel et le cuivre qui demeurent emprisonnés dans des résidus miniers. Ces recherches s'inscrivent dans un projet qui a commencé l'an dernier.

Avec les informations de Mathieu Grégoire

La Chaire de recherche se penche sur la capacité des bactéries à ingérer et à diviser les composantes chimiques et métallurgiques.

Nadia Mykytczuk et une étudiante dans un laboratoire. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nadia Mykytczuk disposent d'une équipe de dix chercheurs.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

« On étudie des souches de bactéries, qui peuvent manger et extraire les métaux qui se trouvent dans les roches, dans le minerai qui reste après qu’on a fait extraire les métaux dans les fonderies , explique la chercheuse principale Nadia Mykytczuk.

Après seulement un an et demi de travaux, certaines des bactéries montrent déjà beaucoup de potentiel notamment pour le nickel.

Des substances verdâtres dans un mortier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chaire de recherche de Nadia Mykytczuk dispose de cinq ans pour mener à bien les projet.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Vulgariser la science

Les communications sont importantes dans de tels projets de recherche.

« On ne veut pas que la technologie développée et approfondie demeure dans le laboratoire », dit Chantal Barriault, la directrice du programme d’études supérieures en communication de la science.

Le but dit-elle, est d’encourager l’utilisation de cette technologie.

Ainsi, en intéressant l’industrie minière et les gouvernements, il serait possible d’obtenir de l’appui financier et d’aller directement sur le terrain pour tester la nouvelle technologie.

Un bassin de résidus miniers à Sudbury.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les chercheurs espèrent que l’industrie minière s’intéressera à ses travaux pour récupérer le minerai encore présent dans les bassins de résidus miniers.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Application concrète

Une fois éprouvée, la technique permettra de réduire substantiellement les effets indésirables des résidus miniers dans le sol et l’eau.

« L’oxydation des résidus provoque un drainage très orangé à la surface de ruisseaux, dit Mme Mykytczuk. Cette matière est nuisible à l’environnement. »

Selon elle, l'acidité et les métaux perturbent l'écosysteme végéral et aquatique.

petite bouteille et instrument scientifique Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Certaines bactéries sont plus efficaces que d'autres pour séparer le minerai des résidus miniers.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

D’ici trois ans, la Chaire de recherche espère possiblement mettre à la disposition de l'industrie minière, ces techniques de biorestauration.

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