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L’offensive « famille » de la CAQ : retour de la procréation assistée gratuite

Une paire de pieds de bébé naissant.

De 2011 à 2016, le programme de procréation assistée du Québec a permis la naissance de 5000 enfants, selon la CAQ.

Photo : Getty Images / Christopher Furlong

Radio-Canada

Fidèle à sa promesse faite dimanche de former un « gouvernement pour les familles », la CAQ revient à la charge mardi, cette fois en sommant le gouvernement Couillard de rétablir le programme de procréation assistée, disparu depuis exactement deux ans.

C’est le député de Lévis, François Paradis, qui mène la charge dans ce dossier, appuyé notamment par l'Association infertilité Québec (ACIQ).

« À plusieurs reprises, le ministre Barrette a répété [que la fin du programme de procréation assistée était] une décision budgétaire, et non idéologique, a expliqué le porte-parole de la CAQ en matière de santé. La demande est simple : maintenant que les finances du Québec sont meilleures, nous demandons au gouvernement de rétablir le programme. »

Voilà trois ans, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a déposé le projet de loi 20, qui visait notamment à mettre un terme à la couverture publique de la fécondation in vitro (FIV), traitement qui peut coûter de 8000 $ à 15 000 $, selon le protocole retenu.

Le projet de loi a été adopté en novembre 2015 et, depuis, les couples infertiles doivent payer la totalité des frais liés à la FIV. Un crédit d’impôt est toutefois accordé par Québec en fonction du revenu familial.

Une question de démographie

« Le Québec a un surplus budgétaire de 2 milliards de dollars, le budget est équilibré, mais le problème démographique ne fait que grandir », a déclaré mardi la vice-présidente de l’ACIQ, Martine Vallée.

La vice-présidente de l’ACIQ, Martine ValléeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La vice-présidente de l’ACIQ, Martine Vallée

Photo : Radio-Canada

La proportion d’aînés est pour la première fois plus importante que la proportion de jeunes de moins de 17 ans au Québec, rappelle-t-elle, et pourtant, le gouvernement s’entête à ne pas rétablir le programme.

« L’infertilité est un enjeu de plus en plus grand pour les jeunes de 18 à 34 ans », rappelle la militante, s’appuyant sur un sondage CROP-ACIQ de 2015 dans lequel 70 % des répondants de 18 à 34 ans se sont dits d’accord avec le rétablissement du programme.

La CAQ et les familles

François Paradis ne s’en cache pas, cette demande de la CAQ est en droite ligne avec la volonté exprimée par les militants du parti. Réunis en congrès la fin de semaine dernière, ils ont convenu qu’encourager la natalité est un élément important du programme caquiste.

« Les couples infertiles ne doivent pas être exclus des efforts pour augmenter le taux de natalité du Québec, a-t-il dit mardi. Il s’agit d’un investissement qui, à terme, deviendra un apport économique important pour le Québec. »

Politique