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Un professeur de l’Université du Manitoba pour les robots sexuels

Livre Robot Sex : Social and Ethical Implications, co-écrit par Neil McArthur.

Neil McArthur, coauteur du livre « Robot Sex : Social and Ethical Implications », croit que les robots sexuels seront largement adoptés.

Photo : Radio-Canada / The MIT Press

Radio-Canada

Un professeur de l'Université du Manitoba croit que les sexbots, des partenaires sexuels robotiques, pourraient être importants pour contribuer à une société plus heureuse et saine. Il affirme toutefois qu'autoriser ces robots à apparence humaine comportera des défis.

« Les robots sexuels ne vont pas nécessairement remplacer les partenaires humains, mais je pense qu'ils sont un outil puissant pour répondre à l'isolement des gens », déclare Neil McArthur, directeur du Centre d'éthique professionnelle et appliquée de l'Université du Manitoba.

M. McArthur est aussi coauteur du livre Robot Sex : Social and Ethical Implications.

Neil McArthur, professur à l'Université du Manitoba.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Selon Neil McArthur, professur à l'Université du Manitoba, un dialogue autour des robots sexuels s'impose

Photo : Radio-Canada / Leif Norman

Selon Neil McArthur, le développement des technologies rendront ces robots inévitables. Il prédit que ces robots doués d’une intelligence artificielle et qui sont en mesure de donner une expérience sexuelle réaliste seront accessibles au public d’ici 5 à 10 ans.

Avantages pour les êtres humains

Il affirme que ce ne seront pas des machines taboues.

« Je vous garantis que ce ne sera pas Google Glass ou quelque chose que seulement 14 personnes utilisent dans Silicon Valley », affirme M. McArthur.

Ce sera une technologie qui sera très largement adoptée, alors je pense que nous devrions être prêts.

Neil McArthur, professur Université du Manitoba

Selon Neil McArthur, plusieurs raisons pourraient pousser un individu à se procurer un sexbot. « Par exemple, dans un endroit où il y a un grand déséquilibre entre les sexes, ou une communauté qui stigmatise les personnes LGBT », explique-t-il.

Il ajoute que ces robots pourraient aussi être bénéfiques pour les personnes qui sont victimes de traumatismes sexuels. « Les robots sexuels aideraient à la reconstruction de la confiance. Cela permettrait à certains de se sentir en sécurité dans leur sexualité et, peut-être même, devenir un outil thérapeutique permettant une transformation des relations humaines. »

Côté obscur

« Mais le fait que la technologie évolue rapidement ne signifie pas que le reste du monde fait de même », prévient M. McArthur. Il croit que le piratage et la protection de la propriété intellectuelle et privée seront des défis à relever.

« Des gens peuvent vouloir des robots qui ressemblent à leur ex-petite amie, et leur ex-petite amie pourrait ne pas vouloir ça, affirme-t-il. Notre système juridique en ce moment n'a tout simplement pas pensé à cela. »

Il reconnaît aussi que cet outil risque d’aggraver la tendance d’objectiver les femmes. « Mais limiter le développement de cette technologie n'est pas la façon d’empêcher cela. »

« Les gens sont intéressés, ils sont fascinés, dit-il. Donc, je pense qu'il est important que nous ayons une discussion au sujet des robots sexuels. »

Manitoba

Innovation technologique