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L’idée d’un monorail entre Québec et Montréal aura besoin d'être détaillée, soulignent des experts

Représentation d'un monorail

Monorail

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'idée d'un lien rapide entre Québec et Montréal, relancée par le premier ministre Philippe Couillard en fin de semaine, est généralement bien accueillie. Mais les experts veulent voir de plus près ce projet qui pourrait se décliner sous la forme d'un monorail.

Propulsé par des moteurs-roues, le monorail est un système suspendu à une dizaine de mètres du sol, entièrement électrique, qui peut rouler jusqu’à 250 km/h. Il ferait le trajet entre Montréal et Québec en moins de 1 h 30, explique le physicien Pierre Langlois, spécialiste en mobilité durable. Il ajoute que le monorail ne nécessiterait pas la construction de nouveaux viaducs, puisqu’il passerait par-dessus les structures existantes.

Le monorail est une conception de l'ingénieur d'Hydro-Québec Pierre Couture, qui a inventé le moteur-roue dans les années 1990.

En entrevue à Radio-Canada, le président de Trajectoire Québec et ingénieur à la retraite du gouvernement du Québec, François Pepin, estimait qu'il n’y a pas de doute à y avoir : « On a besoin de l’amélioration de la desserte interurbaine entre Montréal et Québec. »

Il qualifie l’idée d’un monorail de « novatrice » en rappelant qu’elle est sur la planche à dessin depuis déjà quelques années.

Toutefois, M. Pepin fait remarquer que « ce n’est pas une solution qui a été éprouvée et testée. Il y a du développement technologique à faire ».

Des milliards à investir

Cela a un coût, insiste François Pepin. Par contre, dit-il, le monorail a l’avantage d’être un mode de transport durable, électrique et rapide.

Si certains promoteurs avancent le chiffre de 12 millions de dollars par kilomètre pour la réalisation de ce projet, M. Pepin affirme que « ce serait probablement à réévaluer, parce que ce chiffre-là date déjà de quelques années ».

Selon le physicien Pierre Langlois, le coût du projet serait plutôt de l’ordre de 6 milliards de dollars.

Pour que ce monorail soit intéressant, « il faut que cela aille plus vite que l’automobile », souligne François Pepin.

D’autres options sont donc à considérer, selon M. Pepin, qui pense que ce n’était pas une bonne idée de la part du premier ministre d’exclure l’idée d’un train à grande vitesse (TGV).

« Il saute peut-être quelques étapes. Moi, je dis qu’il faut vraiment les comparer pour mieux voir lequel est le plus avantageux », croit-il.

M. Pepin avance également une autre piste. « Si on avait un train VIA Rail qui allait à peu près à 200 km/h sur les voies ferrées qui lui sont réservées, on arriverait à peu près à des temps comparables », soutient-il.

Le maire de Québec et la mairesse de Montréal voient d’un bon oeil l'idée du monorail. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain, sans s’y opposer, pose la question des priorités. « Peut-être qu’il faudra examiner ce qu’on doit faire en premier », dit son président, Michel Leblanc.

La réalisation de ce projet prendrait jusqu’à 10 ans, sans compter les études préalables qui pourraient durer des années.

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