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Mardi je donne : après la frénésie de consommation, la générosité

Des consommateurs dans un magasin de Northborough au Massachusetts le vendredi 24 novembre 2017.

Fondé au Canada en 2013 par CanaDon et DONN3, l’événement « Mardi je donne » est un mouvement caritatif mondial.

Photo : Associated Press / Josh Reynolds

Radio-Canada

Le mardi suivant le Vendredi fou, les Canadiens et les entreprises du pays sont invités à faire un don à un organisme de leur choix ou encore à faire du bénévolat. L'initiative Mardi je donne bénéficiera à près de 375 organismes de bienfaisance en Atlantique.

Un texte de Gabrielle Lemieux

Pour la 5e édition de l’initiative Mardi je donne, l’une des instigatrices de l'initiative, Lys Hugessen de la Fondation DONN3, souligne que l’objectif de cette journée, c’est de faire acte de générosité.

« On encourage non seulement les dons, mais aussi le bénévolat et toutes sortes de participations comme le don de sang, le don de vêtements ou de nourriture », explique-t-elle.

Dans les provinces de l'Atlantique, 78 organismes se sont inscrits à l'initiative au Nouveau-Brunswick, 33 à l'Île-du-Prince-Édouard , 212 en Nouvelle-Écosse et 53 à Terre-Neuve-et-Labrador.

Mardi je donne, lancé aux États-Unis en 2012, est maintenant célébré partout dans le monde. Environ 98 pays ont observé cette journée l’année dernière.

On a dans l’idée que ça puisse devenir la seule journée qui serait célébrée à travers le monde, liée à la générosité.

Lys Hugessen de la Fondation DONN3

L'objectif pour le 28 novembre, poursuit Lys Hugessen, est de susciter la participation de tous les Canadiens.

« On veut que tout le monde participe. On aurait l’idée qu’éventuellement, il y aurait 100 % de participation à travers le Canada. »

Sur les médias sociaux, il est possible de suivre le mouvement sous le nom #Mardijedonne.

À la défense des soins de santé offerts aux Autochtones

La Fondation des infirmières et infirmiers du Canada (FIIC) encourage les gens à appuyer la campagne Mardi je donne, parce qu'elle permet notamment de financer les études en soins infirmiers et la recherche d'Autochtones et de combattre les disparités en matière de soins dans les communautés autochtones.

L’infirmière de la Première Nation malécite du Madawaska, Isabelle Wallace, estime qu’il y a encore beaucoup de racisme et de discrimination dans les milieux de soins de santé.

Isabelle Wallace avec un stéthoscope au cou dans une salle pour ausculter des patients. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Isabelle Wallace a participé au documentaire « The Journey » qui est utilisé pour la campagne visant à recueillir un million de dollars en un an.

Photo : Isabelle Wallace

« Il y a des patients qui ont été négligés par le personnel [de l’hôpital] croyant qu’il s’agissait d’un Autochtone soûl ou d’un sans-abri qui voulait de la chaleur. Malheureusement, il y a trop de personnes [autochtones] qui ont été sous-diagnostiquées et qui en sont décédées par la suite », souligne-t-elle.

Isabelle Wallace espère que cette campagne permettra de recruter plus d’infirmières autochtones pour assurer de meilleurs soins de santé dans les différentes communautés autochtones du Canada. « Les gens pensent que tous les Autochtones ont accès aux soins de santé, mais ce n’est pas le cas. »

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