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  • Archives
  • Le Globe and Mail avant le virage numérique

    Jean-Michel Leprince parle au micro, devant une édition du Globe and Mail.
    Le journaliste Jean-Michel Leprince dans les bureaux du Globe and Mail, en 1979. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    À compter du 30 novembre, le quotidien national Globe and Mail cessera d'imprimer son édition distribuée dans les Maritimes. Au moment où l'industrie des médias est bouleversée par le virage numérique – on n'a qu'à penser à la transaction annoncée hier par Postmedia et Torstar qui se soldera par l'abolition de 300 emplois – nous vous proposons un clin d'œil en archives à ce journal basé à Toronto.

    Le Globe and Mail naît en 1936 d’une union entre deux quotidiens d’influence : The Globe et The Mail and Empire. À ses débuts, le journal prend la forme du vieux Globe fondé en 1844 par George Brown avec l’appui de libéraux réformistes. Bien que le Globe and Mail adopte depuis longtemps une ligne éditoriale conservatrice, il prend une tendance plus centriste à fin des années 1990.

    La technologie au service du lectorat

    En 1979, le Téléjournal animé par Jean Ducharme présente une série de reportages sur les journaux canadiens. Le 9 décembre, le journaliste Jean-Michel Leprince explique que le Globe and Mail tente d’augmenter son lectorat avec l’aide du satellite. Dans les grandes villes canadiennes, le quotidien basé à Toronto arrive par avion vers 6 h tous les matins, ce qui occasionne certains retards. Le journal coûte aussi beaucoup plus cher à Montréal et à Vancouver que dans la Ville Reine.

    La direction compte bien régler ce problème. Comme le dit Jean-Michel Leprince, « la vraie révolution pour le Globe and Mail, c’est en août 1980 qu’elle va avoir lieu ». Chaque page du journal sera photographiée, envoyée par satellite dans l’ouest du pays et au Québec, puis imprimée sur place. Les coûts de transport et les retards diminueront ainsi considérablement.

    Avec cette offensive, le Globe and Mail souhaite aller chercher de nouveaux lecteurs, notamment au Québec.

    Quelques années plus tard, le journaliste Denis-Martin Chabot s’intéresse au prix du Globe and Mail encore inégal selon les régions. Au bulletin de nouvelles du 8 août 1983, il précise que le journal coûte 0,25 $ partout au pays, sauf au Québec et au Manitoba, où il coûte 0,50 $. Puisque le service de distribution du Globe and Mail veut augmenter le tirage de son édition nationale, il prévoit réduire les tarifs dans ces deux provinces.

    Comme l’explique le journaliste, les pertes financières seront compensées par la vente d’espaces publicitaires.

    Camelot : Travail pour les jeunes ou vocation tardive?

    À l’heure des changements technologiques, plusieurs métiers subissent de profondes transformations, mais il en est un qui n’est pas influencé par la technologie nouvelle, c’est celui de camelot.

    La présentatrice Marie-Claude Lavallée

    C’est ce qu’affirme la présentatrice Marie-Claude Lavallée au Téléjournal du 5 juillet 1986. Dans son reportage, le journaliste Gilles Morin part à la rencontre de camelots de la ville de Québec. Alors que les jeunes sont moins disponibles pour effectuer ce travail, des adultes prennent la relève. Même certains retraités s’y mettent.

    Léopold Béchette, directeur du tirage au journal Le Soleil, cite l’exemple du Globe and Mail. Selon ses dires, le quotidien torontois engage maintenant uniquement des camelots adultes, au grand bonheur des clients. « Ils ont baissé leurs plaintes de 400 % », affirme-t-il.

    Alors que, 30 ans plus tard, les abonnés de plusieurs journaux doivent faire le deuil de l'édition imprimée, le métier de camelot disparaît peu à peu. Le 20 novembre dernier, une lettre ouverte publiée dans les médias réclame d’Ottawa des mesures d’urgence pour sauver la presse écrite.

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