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Envol avantagée contrairement aux autres stations radio francophones de l’Ouest

Micro de radio

Selon Michel Vézina, président de l'ARCOT, la communauté franco-manitobaine favorise la survie de la radio communautaire Envol

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les radios communautaires en milieu minoritaire sont en situation précaire, mais celle du Manitoba, Envol, est la radio de langue française qui s'en tire le mieux.

« Envol est la station la plus stable de l’ouest », affirme le président l’Association des radios communautaires francophones de l’Ouest et des Territoires (ARCOT), Michel Vézina. La radio communautaire peut compter sur l'appui financier de la communauté francophone du Manitoba, selon lui.

Saint-Boniface et les autres communautés francophones appuient Envol.

Michel Vézina, président, ARCOT

Il rappelle que la forte présence des publicités d’organismes francophones sur les ondes du 91,1 FM est à l'avantage de la station.

Cette situation est loin d’être similaire auprès des autres stations de l’ARCOT. Le tiers de ses membres ont des difficultés financières, a-t-il expliqué. « La plupart des radios vivaient avec de la publicité locale, mais celle-ci est devenue presque inexistante. Le fédéral a aussi changé sa philosophie et s’est tourné vers le numérique. » Les radios ont perdu 75 % de leurs revenus publicitaires.

Forte présence de bénévoles

Autre avantage pour le 91,1 FM : ses nombreux bénévoles, croit M. Vézina. « Au Manitoba, la station parvient à recruter, tandis que, ailleurs, retenir des gens est très difficile. En plus, les bénévoles sont de plus en plus âgés », ajoute M. Vézina. « En général, les stations se trouvent avec un bénévolat à bout de souffle et à bout de ressources. »

La radio Envol, de son côté, se dit chanceuse. « Nous avons plus d’une cinquantaine de bénévoles qui passent sur les ondes chaque semaine, a confirmé Yaya Doumbia, directeur général d’Envol. C’est notre principale force. » D’ailleurs, la moyenne d’âge de ses bénévoles est de 35 ans. « Il y a une transmission du bénévolat de parent à enfant. On a eu des parents qui animaient la radio et, maintenant, ce sont leurs enfants qui sont derrière les micros », explique M. Doumbia.

À Envol, il y a un attachement communautaire.

Yaya Doumbia, directeur général, Envol

Pour M. Doumbia, son succès s’explique par l’attachement communautaire. « La communauté a à coeur cette radio. On peut aller chercher un peu d’argent grâce à nos annonces publicitaires faites par la communauté. »

Personne n’est à l’abri

Bien que, pour le moment, Envol puisse se considérer comme heureuse, Michel Vézina met en garde la station communautaire. « La situation de la radio pourrait changer par un simple départ d’un employé, comme cela s’est produit dans la région de Rivière la Paix. »

« On ne peut pas regarder avec des lunettes roses et se dire tout va bien dans le meilleur des mondes. » Il réitère la nécessité de soutenir ce média parce qu’il favorise le développement de la communauté.

Envol est un bijou.

Michel Vézina, président, ARCOT

M. Doumbia en est bien conscient. « On n’est pas dans le rouge, mais peut-être que, cette année, on le sera. »

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