•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La « gestion chaotique » du CISSSMO dénoncée à Granby

Une trentaine de travailleurs et travailleuses des services de réadaptation et d'intégration sociale du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) ont manifesté lundi matin à Granby.

Une trentaine de travailleurs et travailleuses des services de réadaptation et d'intégration sociale du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) ont manifesté lundi matin à Granby.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une trentaine de travailleurs et travailleuses des services de réadaptation et d'intégration sociale du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest (CISSSMO) ont manifesté lundi matin à Granby afin de dénoncer la surcharge de travail dont ils sont victimes et les impacts de celle-ci sur les services offerts aux patients.

« On travaille avec une clientèle vulnérable, sans défense, et qui n'est pas nécessairement au courant de ce qui se passe, donc on sort pour elle, on est sa voix. Il y a des choses difficiles à percevoir pour les familles et les usagers, puisqu'ils sont sur une liste d'attente. Ils ne sont pas au courant que leur service aurait dû commencer en septembre plutôt que novembre », mentionne Karine Michaud, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO-CSN-Estrie.

Karine Michaud, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO-CSN-EstrieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Karine Michaud, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO-CSN-Estrie

Photo : Radio-Canada

Nombreux remplacements, absences non-comblées... le syndicat déplore « l'organisation chaotique » du CISSSMO, qui ferait fuir bon nombre d'employés et empêcherait ceux qui restent de remplir leur mandat notamment auprès de plusieurs enfants souffrant de déficience intellectuelle ou d'autisme.

« On a une problématique avec la rétention du personnel qui fait en sorte qu'on a beaucoup de temps supplémentaire obligatoire. Ça fait aussi en sorte que beaucoup d'employés sont fatigués et qu'ils ne diront pas qu'ils sont malades de peur que leurs collègues soient obligés d'en faire [du temps supplémentaire] », explique Jonathan Tétreault, assistant en réadaptation pour le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDITED) de la Montérégie-Est.

« Au niveau de nos résidences, ce sont des troubles graves de comportements. C'est un milieu qui n'est pas facile, donc le fait d'avoir du roulement de personnel, où tu rentres travailler et que ce n'est jamais la même personne qui est là, que ce sont souvent des nouveaux et que tu recommences chaque fois... Inévitablement, notre mission première, c'est la réadaptation, mais dans des conditions comme ça, la réadaptation prend le bord, parce que te concentres sur les soins de base et que tu n'es pas capable de faire plus », précise Karine Michaud.

Le syndicat, qui représente quelque 280 membres, souhaite obtenir une rencontre avec son employeur afin de trouver des pistes de solutions pour améliorer la situation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !