•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les chargés de cours de l'UQO se prononcent pour une grève

Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau.
Le campus Alexandre-Taché de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), à Gatineau Photo: Radio-Canada

Les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université du Québec en Outaouais (SCCC-UQO) ont voté dans une proportion de 93 % en faveur de l'intensification des moyens de pression allant jusqu'à la grève générale illimitée.

Un texte de Dominique Degré

Les membres du syndicats étaient rassemblés en assemblée générale extraordinaire, lundi soir, pour tenir un vote sur les moyens à prendre pour intensifier la pression sur la direction de l'institution.

« Nos membres ont envoyé un message clair à l’UQO. Il est grand temps que l’UQO prenne notre négociation au sérieux et accepte de discuter des enjeux salariaux », a déclaré la présidente du syndicat, Marie-Josée Bourget.

Le syndicat dénonce le fait que « l’Université [...] refuse de négocier les clauses monétaires », lui qui aurait déposé ses demandes salariale le 2 juin. Près de cinq mois plus tard, l’UQO n’aurait pas commenté ces demandes et n'aurait pas formulé les siennes.

Il est grand temps que l’UQO prenne notre négociation au sérieux.

Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO

« On va demander à la partie patronale : est-ce que vous êtes prêts à déposer votre offre monétaire? Et si oui, on va les rencontrer, sinon [...] on va attendre à la rencontre suivante. On ose espérer qu'avec le résultat de ce soir, la rencontre va avoir lieu le 5 décembre », affirme Mme Bourget.

Le 27 octobre, le syndicat a quitté la table de négociations sous prétexte que la direction de l'UQO ne voulait pas déposer ses offres monétaires. Une rencontre était ensuite prévue le 16 novembre, mais le syndicat aurait exigé de l'UQO qu'elle dépose ses offres monétaires, sans quoi elle passerait son tour. L’université ne l'aurait pas fait et donc le syndicat ne s'est pas présenté.

La direction de l'UQO n'a pas voulu se prononcer sur l'issue du vote, lundi soir, mais a rappelé qu'il y a d'autres séances de négociations de prévues d'ici la fin de l'année. En principe, des rencontres sont prévues les 5, 11 et 19 décembre. Les chargés de cours soutiennent que sans offre patronale, ils ne se présenteront pas à ces rencontres.

L'UQO affirme ne pas vouloir négocier sur la place publique, mais que la convention collective de ses chargés de cours est l’une des plus avantageuses de la province.

Elle dit aussi avoir « confiance que les pourparlers permettront d’en arriver à une entente satisfaisante pour les parties ». Les 700 chargés de cours du SCCC-UQO sont sans contrat de travail depuis près d'un an.

Ottawa-Gatineau

Relations de travail