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Hommage touchant à l'ex-députée Suzanne Tremblay

Suzanne Tremblay écoute attentivement les discours de ses amis et collègues.

Suzanne Tremblay écoute attentivement les discours de ses amis et collègues.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-députée Suzanne Tremblay a reçu une immense dose d'amour samedi soir au Théâtre du Bic. Une cinquantaine de personnes étaient réunies pour la remercier de toute l'énergie qu'elle a mise à défendre la région au cours de sa carrière.

Un texte de Léa Beauchesne

Que ce soit pour les batailles qu'elle a menées lorsqu’elle était professeure ou pour son esprit souverainiste, tous les invités ont scandé avec admiration le nom de Suzanne Tremblay. Cette avec beaucoup d’humilité qu’elle a assistée à cet hommage.

« Si je suis qui je suis, c'est grâce à tout ce beau monde-là qui est autour de moi. On ne peut pas arriver à ce que je suis sans que des gens nous aident à être comme ça. »

— Une citation de  Suzanne Tremblay, ex-députée bloquiste

Son ancien collègue de l’Université du Québec à Rimouski, Jean Roy, estime que le milieu de l’enseignement, notamment, doit beaucoup à cette ancienne professeure. « Elle a beaucoup travaillé à sensibiliser les étudiantes et les étudiants à l'importance de l'éducation préscolaire. » Surtout, il se souvient d’une femme toujours prête à défendre ses opinions.

« Elle estimait qu'avoir des opinions c'est le droit de toutes, de tous...mais qu'avec cela vient une responsabilité. C'est celle de les défendre. »

— Une citation de  Jean Roy, professeur retraité, UQAR
D'anciens collègues rendent hommage à Suzanne Tremblay.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

D'anciens collègues rendent hommage à Suzanne Tremblay.

Photo : Radio-Canada

Chose certaine, Suzanne Tremblay n’a rien perdu de son franc-parler malgré ses 80 ans. Ce côté passionné aura sans doute contribué à son élection comme député dans Rimouski - Témiscouata pour le Bloc québécois en 1993, un poste pour lequel elle sera réélue durant trois mandats consécutifs.

Malgré certains différends, de nombreux collègues souverainistes admirent sa dévotion à la défense des régions. Le député provincial de Rimouski, Harold Lebel, respecte énormément la femme politique.

« C'était la femme de région qui défendait sa région. Souvent, en politique, avec nos partis, on est obligé de faire certains compromis...mais elle, elle n’en a jamais fait. Elle a toujours défendu sa région. »

— Une citation de  Harold Lebel, député péquiste de Rimouski

« C'est une souverainiste convaincue, mais j'ai toujours vu dans son combat souverainiste un combat régionaliste. Elle a toujours voulu la souveraineté pour donner plus de pouvoir au Québec, mais aussi pour que les régions soient reconnues dans ce Québec-là. »

Son discours souvent enflammé aura parfois attisé certains malentendus, mais elle ne regrette rien. « J'essayais juste d'exprimer avec passion tout ce que je ressentais, tout ce que je pensais et je n’ai jamais eu la langue de bois. » raconte-t-elle.

Investiture de Suzanne Tremblay comme candidate du Bloc québécois en 1993 dans Rimouski - TémiscouataAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Investiture de Suzanne Tremblay comme candidate du Bloc québécois en 1993 dans Rimouski - Témiscouata

Photo : Radio-Canada

Après le Bloc

Après son retrait de la politique fédérale, Suzanne Tremblay prendra ensuite ses distances avec le Bloc québécois et ira même jusqu’à soutenir le candidat néo-démocrate Guy Caron lors des élections de 2015.

Sa carrière politique aura également inspiré des femmes plus jeunes, comme l’ex-mairesse de St-Fabien, Marnie Perreault. Cette dernière se souviendra toujours de la générosité de Suzanne Tremblay, « même quand elle n’avait pas le temps ».

« J'avais beaucoup entendu parler d'elle, je l'avais vu aussi. Je me disais que, probablement, j'étais capable. Peut-être pas de faire aussi bien qu'elle, mais que j'étais capable! »

L'ex-maire de St-Fabien, Marnie PerreaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ex-maire de St-Fabien, Marnie Perreault

Photo : Radio-Canada

Elles auront travaillé ensemble au cours des sept dernières années, alors que Suzanne Tremblay occupait les fonctions de conseillère municipale à St-Fabien.

En plus de sa vie politique, elle a toujours participé au développement régional en s’investissant dans diverses organisations. Elle a par exemple présidé la Coalition urgence rurale du Bas-St-Laurent.

Son successeur Thomas Briand-Gionnest espère poursuivre le travail de cette femme qu’il admire tant.

« C'est une femme qui a des convictions selon lesquelles on doit occuper notre territoire intelligemment et en respect des gens. Je pense que c'est une femme qui respecte profondément notre région. »

— Une citation de  Thomas Briand-Gionnest, président, Coalition urgence rurale du Bas-St-Laurent

Le jeune président souligne également le côté humain de Suzanne Tremblay « Malgré son côté plus batailleur, un peu plus rugueux…en privé, elle aime beaucoup partager. Partager un peu de son histoire...et en le faisant elle partage un peu l'histoire de notre région. »

Tout juste retraitée à 80 ans, Suzanne Tremblay n’entend pas renier ses convictions, mais elle compte maintenant prendre un peu de temps pour se reposer…mais elle lance tout de même un ultime message aux gouvernements.

« Il faut absolument que les gouvernements soient conscients que les régions, ça existe et que grâce aux régions, les grands centres urbains comme Montréal et Québec peuvent venir. Le Québec ne croitra pas sans les régions. »

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