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La personnalité derrière le « Sex party » se défend

David Hener dans sa limousine.

David Hener est la personnalité derrière le controversé « Sex party » qui a eu lieu à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le controversé « Sex Party » au centre-ville de Trois-Rivières s'est déroulé sans débordement samedi soir. L'événement a pourtant fait couler beaucoup d'encre. David Hener, l'homme derrière la soirée contestée, a réprimé les critiques.

« Je pense qu'on a su prouver que ce n'était pas ce à quoi les gens s'attendaient, qu'on était capable de faire un « Sex party » sans faire de nudité », a dit d'emblée David Hener, une personnalité des réseaux sociaux associée à ce genre de soirées.

Les organisateurs ont accueilli quelque 700 personnes au bar Le Temple.

« Ça se fait tout le temps dans les règles parce qu'un permis de bar, ça se perd assez vite, dit-il. Les policiers étaient sur place et ils n'ont pas eu à intervenir ».

C'est sûr qu'il y avait des seins avec des cache-mamelons. (...) C'est de la nudité, mais ce n'est pas de la nudité illégale.

David Hener

S'il maintient que les événements qu'il présente avec ses partenaires ont leur raison d'être, il croit qu'ils doivent se faire dans le respect et que « la sécurité est de mise ».

« Avec des filles habillées de la sorte, tout peut arriver, les gens peuvent perdre leur sens », dit-il.

Il affirme que les femmes qui l'accompagnent lui rapportent généralement les gestes déplacés. Il soutient qu'il n'y en a pas eu lors de la soirée de samedi.

Une soirée contestée

Les propriétaires du bar Le Temple ont refusé de commenter avant la tenue de l'événement, même si de nombreuses voix se sont ouvertement opposées à sa tenue.

C'est le cas de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie. David Hener répond qu'il n'est pas sexiste, ni misogyne.

« La femme elle a le droit de faire ce qu'il lui plait, défend-il. Donc si la femme est consentante, si la femme a le goût de venir à mon événement ou d'être engagée par nous et de faire ce genre d'événements là, en 2017, c'est sa liberté à elle ».

C'est ça qu'on prône, c'est la liberté de faire ce que bon nous semble, tous ensemble, tous sexes confondus.

David Hener

Le Syndicat des professeurs du Cégep de Trois-Rivières s'est lui aussi opposé à la soirée.

« Il n'y a pas de vrai combat là. Ce sont des gens, tous consentants, qui font ce qu'ils veulent alors je ne comprends pas pourquoi des professeurs qui devraient être aussi proches de leurs jeunes et comprendre les jeunes sont contre ça ».

Une plainte en 2012

Une soirée « Sex party all stars » qui s'est tenue au bar Le Temple en 2012 avait fait l'objet d'une plainte retenue par le Conseil d'éthique de l'industrie québécoise des boissons alcooliques.

Le Conseil soulignait alors que le bar avait utilisé « des procédés de marchandisation du corps de la femme en faisant preuve d'un sexisme peu commun » pour faire la promotion de l'événement.

D'après les informations de Jérôme Roy

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Mauricie et Centre du Québec

Sexualité