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Décès d'un homme durant son transport vers l'hôpital après un refus du CLSC

Le reportage de Martin Toulgoat
Radio-Canada

À la suite du décès d'un homme qui s'est vu refuser l'accès à l'urgence du CLSC de Paspébiac, en Gaspésie, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie assure qu'on y trouvera désormais un médecin en tout temps.

Un texte de Léa Beauchesne

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme de Bonaventure a succombé à une crise cardiaque alors que les ambulanciers tentaient de l'amener vers les services hospitaliers les plus près, à une vingtaine de kilomètres de là.

L’ambulance a plutôt été envoyée vers l’hôpital de Maria, situé à une soixantaine de kilomètres de Bonaventure. Pourtant, l’urgence la plus près, celle de Paspébiac, devait être ouverte jusqu’à minuit, alors que l’appel des ambulanciers aurait été fait à 23 h 45.

Quelques minutes après avoir secouru le patient, les ambulanciers ont donc demandé à ce qu’il y soit admis afin de le stabiliser.

L’infirmière responsable du tri aurait refusé, redirigeant plutôt l’ambulance vers Maria. L’homme serait décédé à ce moment-là.

Selon des informations obtenues par Radio-Canada, cette employée aurait été suspendue, le temps que la lumière soit faite sur les circonstances entourant ce triste événement.

Une enquête a été déclenchée par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, afin de savoir qui a pris cette décision et pourquoi.

Il n’y a aucun doute que l’ambulance aurait dû être reçue au CLSC de Paspébiac.

Gaétan Barrette, ministre de la Santé
La distance entre les services hospitaliers de Maria et ceux de Paspébiac est de 78 kilomètres.La distance entre les services hospitaliers de Maria et ceux de Paspébiac est de 78 kilomètres. Photo : Radio-Canada

Ce drame survient au moment même où le manque de couverture médicale dans ce secteur est décrié depuis des semaines par les ambulanciers. La pénurie de médecins force même des ruptures de service la nuit.

Impossible de savoir si le patient aurait pu être sauvé en étant admis à Paspébiac, mais ce drame soulève de nombreux questionnements.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, se demande comment une telle situation a pu se produire.

Pourquoi il n’y avait pas de médecin 15 minutes avant la fermeture au CLSC de Paspébiac? On ne le sait pas.

Sylvain Roy, député de Bonaventure

« C’est une diminution de l’offre de service en santé; c’est une diminution de l’accès aux médecins, et ça s’exprime par des situations extrêmement dangereuses pour la population. C’est comme si on était une population de seconde zone! » ajoute-t-il.

Il ajoute que selon les dires du responsable syndical des ambulanciers, la mort de l’homme aurait pu être évitée.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé publique