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Il y a 10 ans, l'usine Belgo fermait à Shawinigan

Le site de l'usine Belgo à Shawinigan

Le site de l'usine Belgo à Shawinigan

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Le 29 novembre 2007, une véritable tempête soufflait sur Shawinigan. La papetière AbitibiBowater annonçait la fermeture définitive de l'usine Belgo, qui allait entrainer la perte de 550 emplois. Dix ans plus tard, l'économie de la ville en pâtit toujours, mais la naissance d'une poignée de petites entreprises laisse entrevoir des jours meilleurs.

Tristesse, colère, incompréhension résument cette journée de novembre 2007. Au moment où les employés commencent leur quart de travail, la direction débarque à Shawinigan pour annoncer la mauvaise nouvelle.

Pour les centaines d’employés de la Belgo, c’est un choc d’apprendre que l’usine centenaire, l'un des derniers vestiges du passé industriel de la ville, s’éteint.

On a tout donné. Il nous reste juste nos culottes et on va essayer de les garder.

Un employé de l'usine Belgo, en novembre 2007

La direction indique que cette fermeture s’inscrit dans un plan de restructuration de l’entreprise, qui doit faire face à l’époque à une crise dans l’industrie des pâtes et papiers.

L'usine Belgo, avant sa fermeture en 2007Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'usine Belgo, avant sa fermeture en 2007

Photo : Radio-Canada

Lise Landry était mairesse de Shawinigan le 29 novembre 2007. Dans la foulée de l’annonce, elle reçoit le soutien du gouvernement, qui promet de prendre en main la relance de Shawinigan.

« Les premiers touchés se sont les travailleurs et nous sommes là pour vous supporter », a lancé Sam Hamad, qui occupait le poste de ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale à l’époque.

Entourée d'acteurs politiques, Lise Landry prend la parole lors d'une conférence de presse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les acteurs politiques ont été nombreux à démontrer leur appui à Shawinigan et à sa mairesse, Lise Landry, dans la foulée de l'annonce de la fermeture de l'usine Belgo.

Photo : Radio-Canada

Lise Landry tente par tous les moyens de sauver l'usine, mais sans succès.

« Avec le recul, je réalise que bien des fois, des grands patrons viennent nous annoncer la fermeture, mais en arrière de ça il y a toujours des actionnaires et c'est à eux qu'ils doivent donner des réponses. Même si l'on avait mis des fonds, on n’aurait pas réussi à empêcher la fermeture. »

Cap vers l’entrepreneuriat

Deux ans plus tard, Michel Angers prend la relève au poste de maire. Il propose de relancer l’économie de la ville en favorisant la petite et moyenne entreprise et le développement de la fibre entrepreneuriale des citoyens.

[C’est] beaucoup plus porteur et beaucoup plus générateur d'emplois que le coup de circuit d'une grande usine qui débarque dans une ville.

Michel Angers, maire de Shawinigan
Michel AngersAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maire de Shawinigan depuis 2009, Michel Angers a fait le pari relancer l'économie de la ville en valorisant la petite et moyenne entreprise.

Photo : Radio-Canada

Une reprise lente

Aujourd’hui, l'économie de la ville demeure fragile. Le taux de pauvreté est l'un des plus élevés au Canada et la population est vieillissante.

Toutefois, des projets porteurs d’espoir se taillent une place dans le paysage de Shawinigan. Le Digihub, le centre d'entrepreneuriat ainsi que plusieurs petites entreprises en sont des exemples. Selon Michel Angers, il faudra encore être patient pour voir les réels impacts de cette relance économique.

« Pour monter les escaliers, il faut d'abord commencer par les premières marches si l'on veut se rendre aux étages supérieurs, illustre-t-il. C'est une transition qui est longue et avant qu'elle ait des impacts directs sur notre communauté, il faut attendre encore plusieurs années. »

D'après le reportage de Pierre Marceau

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