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Ottawa n’achètera pas de 2e ravitailleur à la Davie

L'Astérix est prêt à prendre la mer

La Davie a récemment livré le navire Astérix à la Marine royale canadienne.

Photo : Jérémy Citone, Chantier Davie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral n'a pas l'intention de commander un deuxième navire de ravitaillement au chantier maritime Davie.

« Les besoins en approvisionnement pour la marine et la garde côtière ont fait l'objet d'une étude en profondeur et font l'objet d'une planification à long terme, qui ne comprend pas de deuxième navire de ravitaillement », écrit Byrne Furlong, l'attachée de presse du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

Le gouvernement canadien est « préoccupé par les répercussions des pertes d’emplois sur les travailleurs et leurs familles », précise-t-elle.

Ottawa ajoute que le Chantier Davie est admissible à des « projets de construction de petits navires, ainsi qu'à des travaux de réparation et d'entretien de navires ».

Mises à pied

Cent-dix travailleurs du chantier maritime de Lévis et une cinquantaine de sous-traitants ont été mis à pied jeudi. Les délais d'attente pour l'obtention d’un deuxième contrat de conversion d'un porte-conteneur en navire ravitailleur de la Marine royale canadienne sont en cause.

Le directeur général de Federal Fleet Services, une société soeur du Chantier Davie, ne jette pas l'éponge. Il affirme que des pourparlers sont toujours en cours. « Nous, on le sait très bien qu’il y a un besoin », a souligné Spencer Fraser.

Selon lui, les décisions du gouvernement sont basées sur de « mauvaises informations ». « C’est presque la même situation qu’on a vue avec le système Phénix », a-t-il déploré.

Un choix politique

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a soutenu en conférence de presse qu'il était important que le chantier reçoive des contrats, et ce, même si Ottawa affirme ne pas avoir besoin d'un second ravitailleur.

« C’est une question de volonté et de choix politique. »

— Une citation de  Régis Labeaume, maire de Québec

« Il est impossible qu’actuellement il ne puisse pas donner un contrat au chantier Davie. Il doit le faire pour qu’on garde la force de travail expérimentée qu’on a », a ajouté le maire.

Régis Labeaume a rappelé que le gouvernement fédéral allait octroyer des contrats totalisant un minimum de 11 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour la construction de navires.

« Davie a eu moins de 1 % de tous les contrats », a-t-il dit, soulignant que les chantiers de Halifax et de Vancouver ont reçu la majorité des contrats.

800 emplois en jeu

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a abondé dans le même sens. « C’est un peu triste de constater que le gouvernement fédéral, qui a accordé des contrats exceptionnellement élevés aux deux autres chantiers, ne puisse pas considérer Davie », a-t-il déploré.

« C’est 800 emplois, dans les deux prochaines semaines, qui vont disparaître. »

— Une citation de  Gilles Lehouillier, maire de Lévis

De son côté, le député libéral de la circonscription de Louis-Hébert, Joël Lightbound, a affirmé qu'il va continuer de faire valoir le potentiel du chantier naval auprès de son gouvernement.

« Il y a d’autres besoins pour le gouvernement fédéral en matière de construction navale, c’est sûr qu’on observe que la Davie, c’est une nouvelle Davie qui a montré qu'elle était capable de livrer dans les temps, dans les délais, qu’elle est très compétitive », a-t-il dit.

Québec demande sa part des contrats

Les ministres Dominique Vien et Jean D’AmourAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les ministres Dominique Vien et Jean D’Amour

Photo : Radio-Canada

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’amour, et la ministre responsable du Travail et de la région de la Chaudière-Appalaches, Dominique Vien, ont réagi vendredi soir en marge du congrès du Parti libéral du Québec.

Les libéraux veulent que la province obtienne sa part des contrats fédéraux.

« Chaque jour compte, les fêtes s’en viennent, il y a 800 travailleurs et leur famille qui sont inquiets. »

— Une citation de  Dominique Vien, ministre responsable du Travail

La ministre Dominique Vien demande à Ottawa d’accélérer l’attribution des contrats. « On sait très bien qu’il y a d’autres contrats qui sont sur la table à dessin pour plusieurs milliards de dollars », a-t-elle dit.

« Nous on souhaite que le Québec obtienne sa part au nom des 800 travailleurs. »

— Une citation de  Jean D’Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes

Le ministre Jean D’Amour a déclaré qu’il est temps que le gouvernement fédéral reconnaisse l’expertise du Chantier Davie. « La question à se poser c’est : est-ce que le Québec a sa part de ces grands chantiers fédéraux actuellement? La réponse est clairement non », a-t-il souligné.

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