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Devenir chef d’entreprise : un rêve difficilement accessible pour les immigrants

Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Beaucoup d'immigrants qui s'établissent au Canada font face à des obstacles importants pour réaliser leur rêve de devenir des chefs d'entreprise, constate une étude publiée par l'Institut de la diversité de l'Université Ryerson.

« La plupart d'entre eux sont très semblables à tous les entrepreneurs, mais nous constatons que les immigrants rencontrent plus de défis que les entrepreneurs nés au Canada », explique Wendy Cukier, l'auteure du rapport.

Mme Cukier estime que bon nombre de services et soutiens offerts aux entrepreneurs ne sont pas vraiment axés sur la diversité et ne répondent pas aux besoins des immigrants, des femmes et des Autochtones.

« Les entrepreneurs nés au Canada sont plus de deux fois plus susceptibles d'avoir accès aux subventions gouvernementales, explique-t-elle. Et ce n'est pas un problème d'éligibilité, c'est une question de savoir comment s'y retrouver dans tous les systèmes, car il y a beaucoup de services disponibles, mais ils sont très fragmentés. »

L’inégalité des chances

Le problème n'est certainement pas un manque de volonté. L'étude montre que 73 % des nouveaux arrivants sont attirés par l'entrepreneuriat, mais 54 % disent avoir de la difficulté à trouver un emploi. En plus de cela, 31 % indiquent avoir du mal à faire reconnaître leurs diplômes.

Ce n'est pas la même chose pour les entrepreneurs nés au Canada.

Beaucoup de Canadiens s'engagent dans l'entrepreneuriat parce qu'ils n'aiment pas leur emploi, ce qui n'est pas le cas des immigrants.

Wendy Cukier, auteure du rapport

Partager les expériences

Selon la chercheuse, pour faire changer les choses, il est indispensable d'évaluer l'apport de ces entrepreneurs et leurs besoins et de les mettre en contact avec des entrepreneurs nés au Canada.

Beaucoup de ces nouveaux venus apportent une connaissance approfondie des marchés internationaux. Ils pourraient partager ce qu'ils savent et ils pourraient apprendre les particularités des marchés canadiens.

Wendy Cukier, auteure du rapport

L'étude, la première du genre, a été financée par le ministère des Affaires civiques et de l'Immigration de l'Ontario. Elle compile également les recherches faites antérieurement et un sondage réalisé auprès de plus de 200 entrepreneurs immigrants et nés au Canada.

Parmi ses recommandations, elle suggère d'obliger les services financés par le gouvernement à rendre compte de leurs efforts en matière de diversité.

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