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Les aînés gaspésiens ont faim

Les mains d'une personne âgée tenant une canne.

Les aînés gaspésiens sont plus nombreux à demander de l'aide alimentaire

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les inscriptions pour des paniers de Noël se multiplient par centaines en Gaspésie et en Matanie, les responsables des organismes qui en assurent la distribution constatent que les aînés sont nombreux à en faire la demande.

Un texte de Léa Beauchesne

Les personnes seules et les prestataires d’aide sociale demeurent les principaux bénéficiaires d’aide alimentaire, mais les personnes âgées figurent maintenant parmi les groupes prépondérants.

Au Centre d’action bénévole de la région de Matane, la directrice Claire Levasseur constate, comme d’autres collègues, que cette tendance est très claire.

« Le coût de la vie augmente. Les chèques qui sont donnés aux aînés n’augmentent pas de manière significative. Rien qui n’accote le coût de la vie là! »

— Une citation de  Claire Levasseur, directrice du Centre d'action bénévole de la région de Matane
Plusieurs conserves empilées.
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Moisson Winnipeg a un grand besoin de produits alimentaires non périssables.

Photo : Radio-Canada

La plupart des organismes offrent de l’aide alimentaire tout au long de l’année, mais la période des fêtes représente le moment le plus occupé. Plus de 1200 paniers ou bons-cadeaux seront offerts à des foyers dans le besoin.

Un peu partout dans la péninsule, le nombre de demandes continue d’augmenter, tant pour Noël qu’au cours de l’année. Certains responsables constatent une certaine stabilité, mais aucun ne perçoit de baisse des besoins.

Nombre de paniers anticipés – Noël 2017

  • Matanie : 475
  • Côte-de-Gaspé : 200
  • Haute-Gaspésie : 200
  • Rocher-Percé : 290
  • Baie-des-Chaleurs et Matapédia : inconnu

Devant cette hausse, les organismes n’ont d’autre choix que d’imposer des critères aux demandeurs. Au Centre d’action bénévole Gascons-Percé, on demande même des preuves de revenus et de dépenses.

Le coordonnateur, Jacques Langelier, aimerait qu’il en soit autrement, mais affirme qu’ils n’ont pas le choix d’être très stricts.

« Il faut y aller avec nos budgets, il faut y aller avec les dons de la population. Nous on dit : "Ça s’adresse aux prestataires d’aide sociale, aux gens qui travaillent au salaire minimum. Ça s’adresse aussi aux gens qui ont des petits chômages". »

— Une citation de  Jacques Langelier, coordonnateur du Centre d'action bénévole Gascons -

Jacques Langelier ajoute toutefois que toute personne dans le besoin sera considérée et que nul n’est à l’abri d’un imprévu.

Un panier, deux paniers, trois paniers

Le nombre de paniers offerts annuellement à chaque personne varie beaucoup d’une MRC à l’autre. À Gaspé par exemple, il n’y a pas de limite, mais les responsables assurent une certaine rotation entre les prestataires et tentent de les amener à fréquenter les ateliers de cuisine collective.

Plusieurs organismes s’occupent en plus de donner ces ateliers, qui permettent aux bénéficiaires de développer une certaine autonomie.

À la Cuisine collective de la région de Matane, on priorise d’ailleurs la participation à ces ateliers. « On donne gratuitement de la nourriture une première fois et ensuite on les invite à se joindre à nous dans un groupe de cuisine collective » explique la coordonnatrice Hélène Jolicœur.

Pour les paniers des Fêtes, les opérations de collectes sont déjà commencées dans certains secteurs. Des opérations guignolées sont prévues un peu partout dès le début du mois de décembre.

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