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Sécurité dans la téléphonie cellulaire : les fournisseurs doivent en faire plus, dit Goodale

Ralph Goodale prononce une allocution devant un podium.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale (archives)

Photo : La Presse canadienne / BEN NELMS

Radio-Canada

Le ministre de la Sécurité publique du Canada a affirmé, jeudi, que les fournisseurs de services de téléphonie cellulaire doivent mieux protéger la confidentialité de leurs abonnés. Ralph Goodale réagissait ainsi aux révélations de Radio-Canada sur les failles de sécurité dans les principaux réseaux de téléphonie mobile au pays.

En entrevue à l'émission Power & Politics de CBC, M. Goodale a fait valoir que « les entreprises doivent améliorer leur capacité à protéger la vie privée de leurs clients. Il semblerait que dans un certain nombre de cas, elles n'ont pas été aussi compétentes qu'elles l'auraient dû ».

Le ministre a rappelé que le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) offre des conseils et de l'aide aux entreprises afin que leurs systèmes soient sécuritaires et à même de protéger les renseignements personnels des Canadiens.

Si [les entreprises] ne sont pas capables de faire ça en vertu des ententes actuelles, nous devrons voir comment nous pouvons changer ces ententes.

Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique du Canada

M. Goodale a souligné que le gouvernement fédéral en est à terminer une révision des politiques et des stratégies en matière de cybersécurité au Canada. Il a indiqué que des démarches en ce sens seront présentées dans les prochains mois.

Dans le cadre de son enquête, Radio-Canada a demandé à des experts de tester la sécurité des réseaux de Rogers et Bell. Ces deux fournisseurs, les plus importants au Canada, ont été piratés avec succès par ces derniers.

Réactions aux Communes

L'enquête de Radio-Canada a également rebondi à la Chambre des communes, en journée jeudi.

Les partis d'opposition ont demandé au gouvernement comment il entendait rehausser la sécurité dans les communications mobiles. Le député conservateur Pierre Paul-Hus y voit notamment une situation « problématique » à corriger rapidement.

« On s'en doutait un peu que ça pouvait se faire, mais de façon aussi facile, c'est ce qui est surprenant et vraiment problématique », a souligné M. Paul-Hus, jugeant que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) devrait demander aux fournisseurs de services cellulaires de se pencher rapidement sur la sécurité des communications mobiles.

Pour sa part, le ministre Goodale a indiqué que la question relevait de la compétence du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) et que si les entreprises de télécommunications « avaient besoin d'un petit peu plus d'encouragement à ce chapitre, le gouvernement se ferait un plaisir de leur en donner ».

Le CST travaille étroitement avec l'industrie, incluant les fournisseurs de services, pour s'assurer qu'ils ont les conseils et les connaissances dont ils ont besoin pour corriger le problème et pour assurer la sécurité et la vie privée des Canadiens.

Ralph Goodale, ministre de la Sécurité publique du Canada

Radio-Canada a tenté de nouveau d'obtenir une entrevue des responsables du CST, sans succès.

Avec les informations des journalistes Raphaël Bouvier-Auclair, Brigitte Bureau, Sylvie Robillard et Catherine Cullen

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale