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« On s’aime! » - Valérie Plante et Régis Labeaume

Gros plan des deux maires, qui rient de bon coeur.
Le courant a visiblement passé entre Valérie Plante et Régis Labeaume. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson

Les maires de Montréal et de Québec se sont trouvé plusieurs intérêts communs à l'occasion de ce qui était leur toute première rencontre officielle, jeudi, bien qu'ils se soient déjà parlé au téléphone pour se féliciter mutuellement de leurs victoires électorales. Ils entendent coopérer pour faire avancer les dossiers chers à leurs deux villes.

Un texte de Bernard Barbeau

« Ce qui ressort de cette discussion, c’est des intérêts communs pour des sujets tels que l’habitation, la mobilité et l’importance que, tous les deux, nous accordons à cette collaboration entre Montréal et Québec […] pour faire avancer les projets qui vont être bénéfiques à tous les Québécois », a souligné Valérie Plante lors d'un point de presse ponctué d'éclats de rire, qu'elle a donné en compagnie de Régis Labeaume au terme d’un lunch à l’hôtel de ville de Montréal.

« Les gens se demandaient, après les élections, si la ligne Québec-Montréal – si le duo maire de Montréal-maire de Québec – allait perdurer. Non seulement il perdure, mais il est déjà très fort », a relaté M. Labeaume, reconnaissant tout de même que la défaite de son ami Denis Coderre, lors des élections municipales du 5 novembre, l’avait rendu « triste ».

J’ai très confiance en Valérie Plante. Et je l’aime déjà, en passant!

Régis Labeaume, maire de Québec

« On s’aime! », a renchéri la mairesse de Montréal, ce que son homologue a répété.

« Je veux dire aussi à nos autres collègues maires du Québec qu’ils peuvent compter sur nous, a déclaré M. Labeaume. Ça, c’est important aussi, parce que la force Montréal-Québec les aidait beaucoup. »

À les entendre, il n’y a pratiquement plus de rivalité entre les deux villes, sauf peut-être dans un domaine…

M. Labeaume a mentionné qu'il se faisait régulièrement accoster par certains Montréalais qui veulent savoir si Québec finira par ravoir une équipe de la Ligue nationale de hockey.

« Je ne veux pas en profiter pour être un petit peu mesquin, mais je trouve que ce serait le bon moment qu’on ait un club, là, parce que le vôtre va tellement mal! », a lancé Régis Labeaume.

« Il faut le hockey pour entretenir la saine rivalité entre Québec et Montréal », lui a accordé Mme Plante.

Les deux maires, debout derrière un lutrin, ricanent en se regardant l'un l'autre. Les drapeaux des Villes de Québec et Montréal sont visibles, à gauche de l'image.Le point de presse de Valérie Plante et de Régis Labeaume a été ponctué d'éclats de rire. Photo : Radio-Canada

Le transport, leur cheval de bataille

« On va avoir des beaux projets à vous partager dans les prochaines semaines, prochains mois, prochaines années », a noté la mairesse Plante, sans vouloir s’avancer davantage. Mais il est clair que le transport collectif sera au centre de cette collaboration naissante.

Les deux maires refusent de se faire concurrence avec leurs projets respectifs, même pour aller chercher du financement dans les coffres des gouvernements fédéral et provincial.

On va travailler ensemble pour revendiquer que la province de Québec, la capitale et la métropole aient leur part du gâteau, entre autres, au niveau fédéral. Je pense que c’est une excellente stratégie. Je le vois comme une force, d’avoir M. Labeaume à côté de moi, qui a les mêmes intérêts que nous, et non pas comme une compétition.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« On ne commencera pas à se compétitionner là-dessus, il n’en est pas question, a ajouté Régis Labeaume. On va surtout s’organiser pour que le gouvernement du Québec ait suffisamment d’argent pour pouvoir payer ce dont on a besoin. »

« C'est une juridiction provinciale, on doit le respecter et être solidaire du gouvernement du Québec, a-t-il également dit. Mais l'avertissement au gouvernement du Québec, c'est : "Faites ce qu'il faut pour que ça arrive vite." Parce que souvent, dans ces dossiers-là, pendant qu'on jase et qu'on négocie, l'argent va ailleurs. »

Les deux maires ont donc bien des choses en commun. Jusqu’à leur grandeur.

Ils ont en effet bien rigolé, au début de leur point de presse, en constatant qu’ils n’auraient pas à ajuster la hauteur des microphones, Mme Plante y allant même d’une étreinte chaleureuse à l’endroit de son vis-à-vis de Québec.

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