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La simplicité volontaire comme remède à la surconsommation

Une femme anonyme, en manteau d'hiver, tient des rouleaux de papier d’emballage.

Le magasinage du temps des fêtes

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Journée mondiale sans achats est célébrée en Amérique du Nord, chaque année, le dernier vendredi du mois de novembre. On souhaite ainsi protester contre le gaspillage lié à la fièvre du magasinage du Vendredi fou. À l'approche de la frénésie des fêtes, nous nous intéressons à des gens qui cherchent à vivre plus simplement en possédant moins de biens.

Les adeptes de la simplicité volontaire privilégient un mode de vie frugal et une réduction consciente de la consommation. Ainsi, ils peuvent consacrer plus de temps à ce qu’ils jugent essentiel. Au Québec, l’écrivain Serge Mongeau a contribué à populariser ce mouvement en publiant pour une première fois, en 1985, l’ouvrage La simplicité volontaire.

Posséder un minimum pour vivre au maximum

Le 9 novembre 1999, l’émission Enjeux consacre un long reportage à ce sujet. La journaliste Madeleine Roy nous fait rencontrer des gens qui ont choisi de vivre avec moins.

« Enjeux », 9 novembre 1999

Avec à peine plus de 19 000 $ par année, Daniel Leroux et Sylvie Fiset arrivent à bien subvenir aux besoins de leurs trois enfants. Ces jeunes parents réussissent même à accumuler de l’argent et à en prêter. Comme l’explique la journaliste, ils « ont trouvé le bonheur en troquant l’argent [contre] le temps ».

Robert Béliveau est un médecin qui rencontre régulièrement, dans sa pratique, des victimes de la surconsommation. Il remet en question notre mode de vie moderne qui, selon lui, mène à l’endettement, au stress et au surmenage. « On vit dans une culture de l’épuisement », affirme-t-il en entrevue. Si bien que, malgré un revenu au-dessus de la moyenne, le médecin a décidé de vivre, avec sa famille, plus simplement. Comme l’explique la journaliste, cela ne signifie pas pour autant de vivre pauvrement.

La simplicité volontaire […] implique simplement de consommer moins et mieux, tout en respectant ses besoins.

Une citation de : La journaliste Madeleine Roy

Madeleine Roy rencontre aussi Serge Mongeau, pionnier bien connu de la simplicité volontaire au Québec. L’auteur milite pour un mode de vie centré sur l’être plutôt que sur l’avoir. Âgé de 63 ans à l’époque, il écrit ses livres à la main, vit sans voiture et cultive son potager à l’île d’Orléans. Il va même jusqu’à emprunter les journaux à sa voisine, ce qui lui évite d’avoir à les acheter.

Pour lui, vivre en toute simplicité, c’est non seulement économique, mais aussi écologique.

De quoi avons-nous réellement besoin?

« Téléjournal », 21 décembre 2012

Quelques jours avant Noël, de nombreuses personnes se ruent dans les magasins pour trouver les cadeaux de dernière minute. Le 21 décembre 2012, Louis-Philippe Ouimet consacre un reportage à un mouvement à contre-courant. Au Téléjournal, le journaliste nous présente une mère de famille qui pratique une forme de simplicité volontaire. Avec son amie, aussi adepte de ce mode de vie, elle en profite pour fabriquer des cadeaux à la main.

Selon Jordan Lebel, professeur à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia, les gens qui magasinent sont guidés par leurs émotions. Cet expert en marketing suggère donc aux consommateurs d’être attentifs à leurs comportements pendant les fêtes.

Pour Dominique Boisvert, cofondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire, les gens se sentent obligés de demander des cadeaux à Noël.

Fondé en 2000, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire est toujours actif aujourd’hui. Il fait notamment la promotion de la Journée mondiale sans achats.

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