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10 millions $ pour inciter les adolescentes à bouger plus

Une jeune femme parle au lutrin devant ses collègues.

Des élèves du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie qui participent au programme de Fillactive

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Fillactive, un organisme qui lutte contre l'inactivité physique chez les adolescentes, a lancé une importante campagne de financement, jeudi, à Montréal. Son objectif est d'amasser 10 millions de dollars d'ici 2021.

« Neuf filles sur 10 n’atteignent pas les recommandations d’activité physique [de la santé publique], indique Isabelle Charest, marraine de l’organisme pour l’année et ancienne athlète olympique. Fillactive offre des occasions aux filles d’en faire, et c’est pourquoi je m’y associe. »

L’organisation aurait déjà amassé plus de la moitié de son objectif en sollicitant en particulier les milieux d’affaires de Montréal, dont plusieurs banques. Toronto et la ville de Québec sont maintenant dans la ligne de mire de Fillactive.

« Pas juste une histoire de sport olympique »

L’inactivité physique, ça touche la santé physique [des gens], mais aussi leur santé mentale, leur confiance, leur estime d’eux-mêmes, et ça a des répercussions sur leur vie à long terme.

Claudine Labelle, présidente et fondatrice de Fillactive

L'argent servirait non seulement à étendre le programme au Québec, en Ontario et dans le reste du pays, mais aussi à partager les connaissances acquises au moyen d’études et de recherche, indique Claudine Labelle, présidente et fondatrice de Fillactive.

Un programme parascolaire

Cette dernière explique que des élèves du secondaire sont rencontrées dans des conférences, puis invitées à participer à un programme d’entraînement d’environ deux mois à l’extérieur des heures de classe.

« À la fin, on souligne l’entraînement des filles. On leur permet de courir un 5 ou un 10 km, dans un volet non compétitif, sans classement, pour le plaisir », ajoute-t-elle.

Le fonctionnement de Fillactive

Tout au long du processus, les jeunes sont encadrées par des intervenants formés par l’organisme. C'est une autre raison de solliciter les dons.

Mettre l’accent sur autre chose que la compétitivité et les temps permet de motiver des adolescentes qui ne se reconnaîtraient pas dans le sport de haute performance.

La puberté, les changements physiologiques qu’elle apporte et le sentiment de gêne ou la peur d'être jugée qui en découlent sont une autre chose qui démotive de nombreuses jeunes adolescentes, selon Isabelle Charest.

L’offre d’activité réservée aux filles peut aider à contrecarrer ce blocage psychologique.

Le sport et l'estime de soi

L’estime de soi, ça part de la connaissance de soi, et le sport permet de nous connaître physiquement et mentalement.

Sophie Grégoire-Trudeau, porte-parole de Fillactive

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