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L’intelligence, une affaire de connexion cérébrale

Illustration d'un cerveau humain
Le cerveau des personnes plus intelligentes est connecté différemment du cerveau des personnes moins intelligentes, montre une étude allemande. Photo: iStock

Les personnes intelligentes possèdent des régions du cerveau qui interagissent plus étroitement entre elles, tandis que certaines zones se découplent plus que les autres, affirment des neuroscientifiques allemands.

Un texte d'Alain Labelle

La compréhension des fondements de la pensée fascine les hommes depuis toujours. Les succès scolaires et professionnels d’un individu sont largement tributaires des différences individuelles en matière d'intelligence.

Jusqu’à maintenant, le degré d’intelligence d’une personne était attribué uniquement à des différences observées dans certaines parties du cerveau.

Cependant, une question restait en suspens : le cerveau d’une personne intelligente est-il connecté différemment de celui d’une personne moins intelligente?

Les travaux du Dr Ulrike Basten et de ses collègues de l’Université Goethe de Francfort semblent appuyer cette hypothèse. Pour répondre à cette question et étudier les bases neurobiologiques de l'intelligence humaine, les chercheurs ont combiné les examens par imagerie par résonance magnétique de 300 personnes à d’autres méthodes d’analyse.

Leurs analyses montrent entre autres que certaines zones du cerveau des personnes intelligentes participent plus nettement à la circulation de l'information dans les différents sous-réseaux du cerveau, afin que les informations importantes soient communiquées rapidement et efficacement.

De plus, l'équipe de recherche a découvert que certaines régions sont plus fortement découplées du reste du réseau chez des personnes plus intelligentes. Résultat : un meilleur filtrage des informations non pertinentes.

Il est possible que l'intégration différente de ces régions dans le réseau cérébral permette aux personnes plus intelligentes de distinguer plus facilement l'information importante de l'information non pertinente, ce qui représenterait un avantage pour de nombreuses questions d'ordre cognitif.

Ulrike Basten

Les résultats détaillés de ces travaux sont publiés dans les Scientific Reports  (Nouvelle fenêtre)(en anglais).

En 2015 (Nouvelle fenêtre), la même équipe de recherche avait décelé des régions cérébrales, dont le cortex préfrontal, dans lesquelles des changements d'activation étaient associés à des différences individuelles d'intelligence. Jusqu'à récemment, toutefois, il n'était pas possible d'examiner comment ces « régions intelligentes du cerveau » étaient fonctionnellement interconnectées.

En outre, plus tôt cette année (Nouvelle fenêtre), ces chercheurs rapportaient que, chez les personnes plus intelligentes, deux régions cérébrales impliquées dans le traitement cognitif de l'information pertinente à la tâche étaient connectées plus efficacement au reste du cerveau.

Une autre région du cerveau, la zone de jonction entre le cortex temporal et le cortex pariétal qui est liée à la protection des pensées contre les informations non pertinentes, est moins bien liée au reste du réseau cérébral.

Biologie

Science