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Des Premières Nations investissent dans les sables bitumineux

Des ouvriers observent au loin l'usine de Suncor.
Une des installations de Suncor près de Fort McMurray. Photo: La Presse canadienne / La Presse canadienne/Jeff McIntosh
Radio-Canada

La Première Nation de Fort McKay et la Première Nation crie de Mikisew ont finalisé l'achat de 49 % d'un nouveau parc de stockage des sables bitumineux de la pétrolière Suncor, au nord de Fort McMurray. Avec sa valeur qui dépasse les 500 millions de dollars, l'entente est qualifiée de plus grand partenariat entre un peuple autochtone et une entreprise au Canada.

Un texte de Mario De Ciccio

À un moment où les peuples autochtones font souvent partie de l’opposition dans les questions de développement des ressources naturelles, l’entente vient démontrer qu’il est possible pour les Autochtones et les pétrolières de travailler ensemble, croit Jim Boucher, le chef de bande de Fort McKay.

Jim BoucherJim Boucher est le chef de la Première Nation de Fort McKay. Photo : Radio-Canada

Située au cœur de la région des sables bitumineux, la Première Nation de Fort McKay a longtemps profité du boom de l’or noir dans la région, autant sur le plan financier qu’en ce qui concerne l’emploi.

Ce nouveau partenariat avec Suncor viendra rapporter un revenu stable pour la communauté pour les 20 prochaines années, estime son chef.

« Je suis vraiment fier de ce nouveau partenariat, dit Jim Boucher. Nous allons utiliser ces ressources pour financer l’éducation, le développement et les programmes dans notre communauté. »

Trouver l'équilibre

Archie WaquanArchie Waquan est chef de la Première Nation crie de Mikisew. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Le chef de la Première Nation crie de Mikisew, Archie Waquan, admet que les relations entre les Premières Nations et les membres de l’industrie pétrolière sont parfois conflictuelles. Il dit lui-même déjà s’être opposé à des projets énergétiques.

Cependant, il croit maintenant qu’il peut y avoir un juste équilibre entre le développement économique d’une Première Nation et son combat pour protéger l’environnement.

« Avant, je défiais l’industrie », dit-il. « Maintenant, je réalise qu’il peut y avoir un équilibre et que ce genre de projet peut parfois être bénéfique pour les deux côtés. »

Il comprend que chaque Première Nation a ses propres raisons de s’y opposer, mais estime que cette opposition se fait parfois au détriment du bien-être de la communauté.

Mark Little entouré des chefs autochtones Archie Waquan et Jim Boucher.Suncor et ses nouveaux partenaires ont conclu l’accord à Calgary. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour la pétrolière calgarienne et son président des opérations en amont, Mark Little, ce partenariat est une façon d’améliorer les relations entre la pétrolière et les peuples autochtones.

« Nous essayons d'équilibrer l’environnement, les retombées économiques et l’aspect social de tout ça », explique-t-il. « Je crois que les actionnaires de Suncor seront contents de voir que nous sommes en mesure de trouver des manières plus coopératives d’avancer en tant qu’entreprise. »

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