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Pénurie de main-d'oeuvre dans l'Est du Québec

Des soudeurs travaillent dans une usine de Matane.

Des soudeurs travaillent dans une usine de Matane.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des entreprises et des organismes publics de l'Est du Québec ont encore du mal à recruter des travailleurs spécialisés, ce qui confirme que la pénurie de main-d'oeuvre demeure une réalité dans nos régions.

Le manque de ressources spécialisées se fait sentir dans des milieux de travail très variés.

C'est le cas chez Produits Métalliques AT, un manufacturier d'équipements de déneigement et de bennes basculantes à Matane.

Soudeurs à l'oeuvre dans une usine de Matane.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Soudeurs à l'oeuvre dans une usine de Matane.

Photo : Radio-Canada

L'entreprise doit faire des pieds et des mains pour trouver des soudeurs, des soudeurs-monteurs et des techniciens en dessin industriel.

Je vous dirais que le poste de soudeur actuellement, c'est très difficile de trouver des candidats.

Manon Labrie, adjointe administrative, Produits Métalliques AT, Matane

L'adjointe administrative de Produits Métalliques AT, Manon Labrie, affirme qu'elle doit faire appel à des sites comme Emploi Québec ou payer des publicités dans les stations de radio, pour essayer de recruter des employés.

L'entreprise a même embauché des étudiants quand la pénurie est devenue trop forte cette année.

Pénurie de coiffeuses dans un salon à Rimouski.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pénurie de coiffeuses dans un salon à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

C'est également le moyen employé par Lucie Lévesque du Salon de coiffure SmartStyle, qui peine à répondre aux besoins de sa clientèle à Rimouski. Le salon de coiffure est maintenant ouvert cinq jours par semaine plutôt que sept.

On a besoin au minimum de deux [employés à] temps plein, ce qui veut dire entre 30 et 40 heures de travail par semaine, mais depuis janvier on n'a pas reçu de CV. (...) Me retrouver toute seule, ce n'est jamais arrivé. C'est la première fois que ça arrive.

Lucie Lévesque, gérante, salon de coiffure Smartstyle, Rimouski

C'est le même scénario sur la Côte-Nord.

Des propriétaires de dépanneurs, de magasins de sport, de restaurants et d'hôtels disent qu'ils doivent parfois travailler très fort pour trouver des employés.

Les trous dans les horaires de travail ont des impacts sur l'ensemble des employés.

C'est l'équipe qui écope. C'est les employés qui sont déjà sur place qui doivent mettre les bouchées doubles.

Anny Blanchette, propriétaire, Hotel Motel Hauterive et le Boréal à Baie-Comeau
Manque de main-d'oeuvre dans les hôpitaux de l'Est du Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manque de main-d'oeuvre dans les hôpitaux de l'Est du Québec.

Photo : Radio-Canada

Dans le domaine de la santé, c'est aussi le contribuable qui est pénalisé, parce que les heures supplémentaires des travailleurs et la main-d'oeuvre indépendante coûtent cher au gouvernement.

Les besoins sont, outre les infirmières, les préposés aux bénéficiaires, les auxiliaires, les travailleurs sociaux... On a des mécaniciens de machine fixe également dont on a besoin, ça fait que dans pas mal de domaines d'emplois on est vraiment vulnérables.

Sandra Morin, porte-parole, Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord

Pour régler ce problème, les employeurs augmentent leurs efforts de recrutement en affichant les postes disponibles sur de nombreuses plateformes et en participant à des salons spécialisés.

Ils peuvent aussi ajuster leurs conditions de travail, mais avec si peu de travailleurs disponibles, la compétition devient parfois forte entre les employeurs d'une même région.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

Est du Québec

Économie