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Archives

Cyberlundi : retour sur les balbutiements du commerce en ligne

Téléjournal Ottawa, 4 juin 1993

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le Vendredi fou, qui provoque une cohue dans les magasins, place au Cyberlundi, son équivalent pour les achats en ligne. Mais depuis quand le commerce électronique est-il ancré dans nos habitudes de consommation? La réponse se cache dans nos archives.

Au Téléjournal du 22 décembre 1998, on se penche sur le « cybercommerce ». Les ventes issues du commerce en ligne ne représentent alors qu’une infime part du commerce de détail. Le présentateur Daniel Lessard mentionne pourtant qu’on lui promet déjà un grand avenir.

Le journaliste Jean-Hugues Roy s’intéresse à ces consommateurs qui « court-circuitent les longues files d’attente » pour faire leurs achats dans le « cyberespace ». Il souligne les inconvénients qui sont fréquemment cités. Parmi ceux-ci : la facilité d’acheter compulsivement, les risques associés aux fraudes de cartes de crédit et l’impossibilité de voir et de toucher le produit. Cela n’empêche pas pour autant les consommateurs de plonger dans ce « Far West ». Le rythme de croissance du commerce en ligne impressionne le professeur Jacques Nantel, qui le qualifie d’exponentiel.

« Le jour où votre téléviseur et votre ordinateur ne seront plus d’un seul appareil, ça pourrait aller très loin », prédit le journaliste.

Ce n’est que deux ans plus tôt, soit en 1996, qu’on a commencé à parler de commerce électronique sur les ondes de Radio-Canada. L’équipe de l’émission Branché traite à quelques reprises de ce thème. Le 21 décembre 1996, il est question d’un pionnier québécois : IGA.

Branché, 21 décembre 1996

Dans ce reportage, Jean-Hugues Roy suit une famille qui, chaque semaine, fait son épicerie à travers le cybermarché d’IGA. Lancé quelques mois plus tôt, ce nouveau service en ligne est loin d’être rentable pour le supermarché. La « cyberfamille » note aussi au moins un taux d’erreur de 1 à 2 articles par commande. IGA dit toutefois vouloir en faire un pari à long terme.

Plus de dix ans plus tard, l’épicerie en ligne n’a toujours pas la cote chez les Canadiens. Pour ce qui est du commerce électronique en général, sa place n’est plus à faire. Sa croissance fulgurante soulève même à présent des enjeux de fiscalité.

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