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Basil Borutski est reconnu coupable d'un triple meurtre dans l'Est ontarien

Montage photo des trois victimes

Les trois victimes de Basil Borutski : Anastasia Kuzyk, Nathalie Warmerdam et Carol Culleton

Photo : Courtoisie/COPKA.ca et Facebook

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Basil Borutski est reconnu coupable d'avoir tué Anastasia Kuzyk, Nathalie Warmerdam et Carol Culleton, le 22 septembre 2015, dans le secteur de Wilno, à l'ouest d'Ottawa. L'homme de 59 ans est également condamné à la prison à perpétuité.

Le verdict est tombé vendredi après-midi au palais de justice d'Ottawa, après trois jours de délibérations du jury. Borutski est reconnu coupable des meurtres au premier degré d'Anastasia Kuzyk et de Nathalie Warmerdam, ainsi que du meurtre au deuxième degré de Carol Culleton.

Le procès de Basil Borutski, qui avait commencé le 4 octobre, s'est étalé sur plusieurs semaines.

Audiences sur la peine

Le juge Robert Maranger a indiqué que les audiences sur la peine du prévenu auraient lieu à Pembroke, les 5 et 6 décembre. Il a indiqué qu'il serait approprié de transférer les procédures dans cette communauté de l'Est ontarien, plus proche de la famille et des amis des trois victimes.

Les proches seront invités à faire des déclarations sur l'impact de ces meurtres dans leur vie. Cela aidera le juge à déterminer quelle sera la peine d'emprisonnement que devra purger Basil Borutski avant toute possibilité de libération conditionnelle.

Un verdict de meurtre au premier degré entraîne automatiquement une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Basil Borutski n'a toutefois pas reçu sa peine pour sa condamnation pour meurtre au deuxième degré.

Le juge doit également décider si les peines de prison seront purgées simultanément ou si elles seront consécutives.

Le juge a demandé à Basil Borutski s'il avait des commentaires au sujet du transfert des procédures à Pembroke. Comme pendant presque tout le procès. l'homme est resté muet dans le box des accusés.

Un échec pour la protection des femmes victimes de violence

À l'extérieur du palais de justice d'Ottawa, Leighan Burns, la directrice de Harmony House, un refuge pour femmes victimes de violence, a pris la parole. Selon elle, le procès de Basil Borutski a montré que les victimes du tueur ont également été victimes d'un système qui n'a pas réussi à les protéger.

La femme est interviewée à l'extérieur du palais de justice d'OttawaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Leighan Burns du refuge pour femmes victimes de violence Harmony House

Photo : Radio-Canada

« Les victimes ont clairement indiqué qu'elles craignaient Basil Borutski et qu'elles avaient peur pour leur sécurité, mais rien n'a été fait pour les protéger », a rappelé Mme Burns.

« Si on n'a pas réussi à arrêter un homme clairement dangereux, qu'est-ce que cela dit sur notre système? », s'est demandé Mme  Burns. « Ces femmes vivaient dans la peur, on savait qu'il [Basil Borutski] présentait un danger pour elles. A-t-on évalué le risque qu'il posait pour ces femmes? »

Le groupe Because Wilno a également fait écho à ses propos. Il a rappelé que les gouvernements doivent immédiatement injecter les ressources nécessaires dans l'appareil judiciaire et dans les différents programmes de lutte contre la violence faite aux femmes, afin de prévenir d'autres tragédies.

« Une femme est tuée par un conjoint violent tous les six jours, un conjoint dont la violence est souvent connue des autorités. »

— Une citation de  Extrait du communiqué de Because Wilno

Because Wilno participera samedi au lancement de la campagne Tous unis pour mettre fin à la violence a l'égard des femmes et de la campagne Les 16 jours d’activisme contre la violence envers les femmes et les filles, au parc Minto, à Ottawa.

Avec les informations de la journaliste Estelle Côté-Sroka

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