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Rejet des offres patronales par les employés de l'ABI

Le vote commence pour les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI).
Le vote commence pour les travailleurs de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI). Photo: Radio-Canada / Maude Montembeault
Radio-Canada

Les employés de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) ont rejeté les offres patronales à 97 % lors du scrutin qui s'est terminé mercredi. Mandat de grève en main, le syndicat a désormais le pouvoir de déclencher une grève « au moment opportun ».

La majorité des 1030 syndiqués ont choisi de rejeter les offres patronales; le taux de participation est de 90 %.

Par voie de communiqué, le président de la section locale du syndicat des Metallos, Clément Masse, a indiqué qu’il ne souhaite pas déclencher la grève, mais plutôt envoyer un message à la direction avec qui le syndicat souhaite continuer de négocier. M. Masse indique que l’implantation d’un régime de retraite à deux vitesses est catégoriquement rejetée par ses membres.

Le vote a commencé mardi soir et s'est terminé mercredi en matinée, pour permettre aux employés de voter après leur nuit de travail.

La convention collective des employés de l'entreprise prend fin mercredi à 23 h 59 ; l'entreprise pourra alors décréter un lock-out.

Déception de la direction

De son côté, la direction de l’Aluminerie de Bécancour a fait part de sa déception, par voie de communiqué.

L’entreprise estime offrir des conditions de travail « attrayantes et compétitives ».

La direction affirme vouloir poursuivre les discussions mercredi.

Selon nos sources, ABI a aménagé des lits pour ses cadres. Ceux-ci devront assurer la continuité des opérations en cas de grève ou de lockout.

L’Aluminerie de Bécancour est l’un des plus importants employeurs de la région.

Avec les informations de Maude Montembeault

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail