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Prescriptions d’opioïdes : des doses plus faibles au Canada, mais non au Nouveau-Brunswick

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Le Nouveau-Brunswick va à contre-courant de la tendance actuelle au Canada en ayant prescrit plus d’opioïdes en 2016 qu’en 2012, selon l’Institut canadien d’information sur la santé.

Photo : La Presse canadienne / Graeme Roy

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les médecins au Canada prescrivent de plus petites quantités d'opioïdes, mais non au Nouveau-Brunswick, selon l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS).

Les données sont tirées de l’étude de l’ICIS intitulée Tendances canadiennes en matière de prescriptions d'opioïdes de 2012 à 2016.

À l’échelle nationale, les Canadiens ont reçu des prescriptions d’opioïdes pour 6,2 jours en moyenne l’an dernier, ce qui est une baisse de 9 % depuis 2012.

Les Néo-Brunswickois ont reçu des prescriptions d’opioïdes pour 7,3 jours en moyenne l’an dernier, ce qui est une croissance de 6 % comparativement à 2012.

De nouvelles lignes directrices nationales sur la prescription d’opioïdes et le programme de surveillance des prescriptions au Nouveau-Brunswick pourraient rapprocher la province du reste du pays, estime Jordan Hunt, gestionnaire en pharmaceutique à l’ICIS.

Dans trois provinces seulement (Terre-Neuve-et-Labrador, Alberta et Manitoba), les médecins prescrivent de plus grandes quantités d’opioïdes en moyenne qu’au Nouveau-Brunswick.

De plus grandes quantités d’un médicament potentiellement mortel

Les données de l’ICIS portent sur les prescriptions de programmes publics et de compagnies d’assurances. Elles donnent un aperçu des opioïdes les plus souvent prescrits aux Canadiens.

L’opioïde le plus populaire au Nouveau-Brunswick est l’hydromorphone, aussi connu sous le nom de Dilaudid. La consommation quotidienne moyenne de ce médicament a augmenté de 33 % dans la province de 2012 à 2016.

L’abus d’hydromorphone peut être mortel. Le Dilaudid a été impliqué dans un plus grand nombre de cas de surdoses mortelles et accidentelles au Nouveau-Brunswick que tout autre opioïde de 2008 à 2016, selon les données compilées par CBC. Le Dilaudid a été mêlé à 57 décès durant cette période.

L’hydromorphone est employée dans l’ensemble du pays. Jordan Hunt rappelle que les opioïdes sont des médicaments antidouleur qui jouent un rôle important. Il s’agit de bien évaluer leurs bénéfices et leurs risques, et de les employer seulement quand ils sont appropriés, souligne-t-il.

Au moins 17 morts récentes liées aux opioïdes

Au moins 17 décès liés aux opioïdes se sont produits cette année au Nouveau-Brunswick du 1er janvier au 30 juin.

Les autorités médicales ont commencé à compiler, en temps réel, les surdoses de drogue, grâce aux données fournies par les services ambulanciers et les hôpitaux. Le Nouveau-Brunswick a aussi créé un groupe de travail pour lutter contre le problème associé aux opioïdes, mais la stratégie du groupe n’a pas encore été rendue publique.

La société médicale du Nouveau-Brunswick a lancé cette année un programme d’information pour aider des médecins à mieux comprendre l’impact de la consommation d’opioïdes à long terme. Le manque de stratégie en matière de traitement de la douleur chronique est problématique, avait souligné le chef de la direction de la Société médicale, le Dr Anthony Knight.

D’après un reportage de Karissa Donkin, CBC

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