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Stratégie fédérale sur le logement : réactions mitigées des militants contre l’itinérance

Un sans-abri dort à l'extérieur sur un carton, un sac de poubelle en guise de couverture.

Un sans-abri couche dehors.

Photo : CBC

Radio-Canada

Ottawa compte construire 100 000 nouvelles unités de logements abordables et rénover 300 000 unités existantes au cours de dix prochaines années, a appris Radio-Canada.

Un texte de Philippe de Montigny

Le gouvernement fédéral compte reconnaître du même souffle le logement comme un droit fondamental par l’entremise d’une loi, suivant l’exemple de tous les autres pays du G7.

On se rattrape pour une période de 25 ans où il n’y a vraiment pas eu d’investissements dans le secteur des logements sociaux et, à cause de cela, on a un taux d’itinérance qui est très haut partout au Canada.

Tim Aubry, professeur de psychologie et chercheur en itinérance, Université d’Ottawa
Un homme parle à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tim Aubry, professeur de psychologie et chercheur en itinérance à l'Université d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Tim Aubry souligne que le sous-financement des dernières décennies a aussi contribué à la détérioration des logements abordables. Il faudra selon lui beaucoup plus de fonds publics pour répondre aux besoins.

Il y voit tout de même un premier pas « significatif » de la part du gouvernement Trudeau.

« Ça fait longtemps que ceux qui travaillent dans le secteur attendent cet investissement », dit-il.

Gaétan Héroux, de la Coalition ontarienne contre la pauvreté, reste sceptique. Selon lui, l’argent échelonné sur dix ans devrait plutôt être investi en deux ans, dans le but de réparer des appartements présentement inhabitables.

On sait qu’il y a 2000 appartements qui sont vides [à Toronto] et qu’ils vont en fermer à peu près 1000 s’ils n’ont pas l’argent l’année prochaine. On veut qu’il y ait de l’argent pour remédier à ce problème

Gaétan Héroux, membre de la Coalition ontarienne contre la pauvreté

Il ajoute que la flambée des prix dans le marché immobilier ne cesse de pousser les plus pauvres en périphérie des villes. Le quartier Parkdale, dans l’ouest de Toronto, par exemple, perdra une dizaine de milliers d’appartements abordables d’ici 2020, en raison de nouveaux projets immobiliers.

Les détails de la stratégie fédérale, incluant le financement, doivent être dévoilés mercredi à Toronto et à Vancouver.

Nouveaux logements pour jeunes en Ontario

À Hamilton, des partenaires communautaires viennent de lancer un nouveau projet pour réduire l’itinérance chez les jeunes autochtones.

La coalition nationale Vers un chez-soi chapeaute le projet avec le Centre de ressources autochtones de Hamilton. Ils utilisent l’approche « logement d’abord », qui consiste à offrir aux jeunes sans-abri des logements permanents sans conditions préalables ainsi que du soutien et des services.

Ces logements seront disponibles à compter du mois d’avril 2018. Des projets semblables verront également le jour l’an prochain à Toronto et à Ottawa.

Besoins urgents

Dans la Ville Reine, cinq centres d’hébergement pour les mois d’hiver ont ouvert leurs portes la semaine dernière. Dans une motion d’urgence adoptée lundi, certains conseillers exhortent toutefois le maire John Tory et le conseil municipal à augmenter le nombre de lits disponibles.

Ils proposent notamment de demander au gouvernement fédéral d’ouvrir les manèges militaires du parc Moss et de Fort York.

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Toronto

Politique fédérale