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Le procès de Basil Borutski tire à sa fin à Ottawa

Basil Borutski vu de profil dans le box des accusés au palais de justice d'Ottawa.

Un croquis d'audience de Basil Borutski, le mercredi 15 novembre 2017.

Photo : Radio-Canada / Laurie Foster-MacLeod

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au palais de justice d'Ottawa, la Couronne a présenté, mardi, sa plaidoirie finale au procès de Basil Borutski, accusé des meurtres au premier degré de trois femmes. La Couronne a rappelé certains éléments de preuve, ainsi que des passages d'interrogatoires pour démontrer l'intention de l'accusé de commettre ces meurtres.

Le procureur de la Couronne, Jeffery Richardson, est revenu de façon chronologique sur la façon dont Carol Culleton, Anastasia Kuzyk et Nathalie Warmerdam auraient été tuées le 22 septembre 2015, près de la communauté de Wilno, à l’ouest d’Ottawa.

Le procureur a pris plusieurs minutes pour expliquer au jury que Carol Culleton a été victime d’un meurtre au premier degré, même si aucune arme à feu n’a été utilisée. La femme de 66 ans est morte étranglée par un câble coaxial blanc.

« Basil Borutski avait l’intention de commettre ce meurtre, car il a enroulé le câble à six reprises autour de sa tête », a dit Jeffery Richardson.

Anastasia Kuzyk est morte d’une balle dans le cou et dans le haut de la poitrine.

Lorsque Basil Borutski s’est rendu à la résidence de Natahlie Warmerdam, il n’y a pas eu de confrontation verbale entre eux deux, a précisé la Couronne. « [Basil Borutski] est simplement entré, il l’a tuée et est ressorti [de la maison] », a mentionné Me Richardson.

« Ce sont les gestes d’un homme qui avait l’intention de tuer trois femmes », a dit Me Richardson. « Il n’agissait pas au nom de Dieu et n’était pas un zombie. »

Interrogatoire

Le procureur a présenté des passages de l’interrogatoire de Basil Borutski pendant lesquels il parle de ces meurtres.

« Je les ai tuées parce qu’elles n’étaient pas innocentes. Je n’ai rien fait de mal », a affirmé l'accusé. « J’ai pensé me tuer, mais je suis innocent, je n’ai rien fait de mal. »

Des messages incriminants

Le procureur a rappelé que le jour des meurtres, Basil Borutski a envoyé à son frère des messages textes montrant que l’accusé avait commis ces meurtres.

« [Basil Borutski] a envoyé un message à son frère et lui a dit : ''Oui, je l’ai fait; elles ont pris ma vie'' », a-t-il souligné.

Quelques minutes plus tard, Basil Borutski a envoyé un autre message : « Aussi bien être en prison, elles m’ont enlevé ma vie. »

Un membre du jury libéré

En matinée, le juge a relevé un membre du jury de ses fonctions pour ne pas retarder les procédures. Le juré numéro 12 ne pouvait se présenter en cour avant lundi, en raison d'une grave maladie de sa soeur.

Le juge a le pouvoir discrétionnaire de relever jusqu’à deux membres du jury.

L'accusé garde le silence

Basil Borutski a refusé de s’exprimer une fois de plus, lors des plaidoiries finales.

L’ami de la cour dans cette affaire, James Foord, a pris la parole pour s’assurer que l'accusé bénéficie d'un procès juste. Il a déclaré au jury qu’il y a très peu d’éléments sur lesquels ils vont devoir se pencher. Il n'est notamment pas difficile, selon lui, de déterminer qui a tué les femmes et comment.

Selon Me Foord, il s’agit toutefois d’un procès difficile, puisque trois personnes sont mortes. Les jurés vont devoir décider si les meurtres ont été planifiés et délibérés.

Dans le cas de Carol Culleton, le jury devra également établir si le meurtre n’a pas été planifié et délibéré, s'il a été commis dans un cadre de harcèlement criminel.

Me Foord poursuit en disant que les jurés ne peuvent pas ignorer l’état dans lequel se trouvait l'accusé au moment des événements. L’accusé a dit, a-t-il rappelé, qu’il n’avait pas dormi pendant des jours et qu’il avait de la difficulté à vivre le rejet de Mme Culleton.

Un ami de la cour, appelé amicus curiae en latin, a comme mission d' « aider le tribunal dans l’exercice de son pouvoir décisionnel en veillant à ce que tous les éléments de preuve et arguments pertinents lui soient présentés en bonne et due forme », explique le ministère fédéral de la Justice.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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